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N° 892  :  "Clap de fin pour la politique familiale française :"
Par gabdel le 18/02/2013
La France est sur le point de mettre un terme à sa politique familiale basée sur la valorisation de la famille nombreuse et donc de mettre un terme à l'une de ses particularités, l'une de ses exceptions culturelles (au sens sociétal du terme). Terminé l'incitation à faire des enfants. Terminé la valorisation de la famille nombreuse. Trop de bouches à nourrir il faut diminuer le nombre des naissances à venir. Faute de pouvoir imposer une limitation des naissances (comme en Chine jusqu'à aujourd'hui) le gouvernement favorise l'émergence d'une nouvelle famille basée sur le nomadisme (tant preofessionnel que sentimental) et la réussite sociale tendant à remplacer la famille traditionnelle.

En réalité, et comme vient de le confirmer le législateur depuis 1999, il n'y a plus une famille, mais des familles. Terminé le monopole de la famille composée d'un homme et d'une femme élevant leurs enfants communs. Non. Pour le législateur la famille d'aujourd'hui ce sont des couples de sexes différents ou non, élevant partiellement leurs enfants issus d'unions précédentes et leur(s) enfant(s) commun(s), ou des personnes seules élevant leurs enfants n'ayant pas nécessairement le même père ou la même mère. Ces familles n'ont pas du tout pour vocation à faire des enfants en nombre. Non. Pour le législateur la famille moderne est donc un couple de même sexe ou de sexe différents avec un ou deux enfants conçus ou adoptés sur le tard (entre 35 et 40 ans) avec parfois un ou deux enfants d'une union précédente. Ou alors des personnes seules (le plus souvent des femmes) élevant un ou deux enfants parfois d'ailleurs de père différent.

C'est en 1999 que la première étape de cet abandon de la politique familiale française a eu lieu au-travers de la légalisation du PACS et du concubinage et de la réduction du temps travail. Si l’avènement du PACS et du concubinage sont dans cette logique en favorisant le nomadisme affectif au détriment du maintien du couple il peut paraitre étonnant de citer la réduction du temps de travail et les 35 heures. C'est tout simplement parce qu'à l'occasion du passage au 35 heures le supplément familial du salaire a disparu de la quasi totalité des conventions collectives. Le salaire, dans le privé, est, depuis la réforme des 35 heures totalement indifférent, indépendant, du nombre d'enfants à charges. On a donc bien adopté un modèle familial qui est le modèle de base aujourd'hui fondé sur la naissance d'enfants en nombre limités et tardifs, c'est-à-dire après la réussite sociale des parents.

Aujourd'hui le législateur souhaite accentuer ce phénomène. Il va jusqu'au bout de sa logique et, en inversant sa politique familiale, la famille traditionnelle va maintenant être défavorisée. Pour cela deux actions actuellement en cours : la légalisation du mariage homosexuel actant la dissociation totale entre couple et procréation entre union et enfants. Le couple n'a plus vocation à;avoir des enfants. le couple est une simple union de fait ou de droit de deux personnes (de sexe identique ou non) à durée indéterminée pouvant éventuellement déboucher sur la création d'une famille avec naissance ou adoption d'enfants en nombre limités. La deuxième action c'est, bien entendu, la fiscalisation ou plafonnement des allocations familiales dans le but de dissuader encore plus les couples d'avoir des enfants en nombre.

Comme on le constate la société n'incite plus du tout les personnes a avoir des enfants. Bien au contraire. La pression sociale maintenant va à l'inverse vers des naissances peu nombreuses et tardives, passant bien après la réussite sociale et professionnelle qui doit primer sur le fait d'avoir des enfants.

La troisième phase de cette nouvelle politique familiale est déjà en action. Elle tend à définitivement couper le lien entre le couple et l'enfant. Le but est d'aller vers la monoparentalité, l'appartenance d'un enfant à une personne, homme ou femme. Là encore pour cela deux directions : la standardisation de l'enfant au-travers de la théorie du genre et la procréation médicalement assistée et gestation pour autrui pour convenance personnelle.
L'enfant ne doit plus être perçue comme une personne fruit de l'union deux personnes. Non. Il doit être impersonnel et donc asexué. C'est le principe de base de la théorie du genre qui tend à nier la différence des sexes entre petit garçon et petite fille. Il n'y a plus de petits garçons et de petites filles il n'y a plus que des enfants. Des enfants communs et standards donc interchangeables. Ce n'est plus le fils de son père ou la fille de sa mère non c'est un enfant. Interdiction formelle d’individualiser en offrant une poupée à une fille et une auto au garçon. Non. L'enfant est commun quel que soit son sexe, il doit donc avoir les mêmes jouets et les mêmes vêtements. Uniformes dans les crèches et jouets communs, l’uniformisation et donc la standardisation de l'enfant est en bonne voie.

La pression sociale mise sur les couples pour des naissances tardives et la valorisation des couples de même sexe pose des problèmes en terme de réussite de la conception. L'évolution de notre mode de vie affectant la fertilité masculine pose également de plus en plus le problème d'être capable de concevoir un enfant au moment où on le décide conformément à la pression sociale. D'où développement de la médecine procréative, procréation médicalement assistée et gestation pour autrui. Avec la technique de la vitrification des ovaires et de la cryogénisation du sperm il es possible de se prémunir ainsi contre les risques liés au temps. Mais ces techniques permettent également de ne plus avoir besoin de l'autre pour avoir un enfant. On prend un ovaire pétrifié et du sperm cryogène et on implante dans une mère porteuse. C'est l'enfant individuel, chacun ou chacune pouvant avoir ainsi son enfant à lui ou à elle seule. La procréation n'est plus basée sur des rapports sexuels entre l'homme et la femme mais une technique médicale permettant à tout à chacun d'avoir son enfant.

L'enfant n'est donc plus le résultat naturel de l'union d'un homme et d'une femme. Il est désormais un accessoire social (comme la voiture ou le logement), accessoire bientôt fabriqué par la société au-travers de la médecine procréative et plus du tout produit naturellement par un homme et une femme sur la base de rapports sexuels.

C'est quand même beau l'avenir...

Les commentaires :
 
N° 891  :  "Debout ! les damnés de la terre !"
Par gabdel le 16/02/2013
Un chômeur en fin de droits c'est immolé par le feu et deux autres ont fait des tentatives identiques. Deux hommes ce sont réfugiés sur des grues géantes pour dénoncer le vol de leurs enfants par leurs mères avec la complicité des autorités judiciaires. Deux choses qui paraissent distinctes et qui pourtant ont un point commun : le désespoir des sacrifiés, des condamnés à la mort lente par la société.

Prenons d'abord les demandeurs d'emploi de longue durée. Ils sont délibérément sacrifiés par le gouvernement qui se vante de sa politique en défaveur des chômeurs de longue durée. La priorité unique ce sont les jeunes. D'où les emplois d'avenir et les emplois de génération qui condamnent les chômeurs de longue durée à ne plus jamais retrouver de travail stable. Face à la concurrence déloyale de ces jeunes, diplômés ou non, exonérés de charges le chômeur de longue durée n'a plus aucune chance d'être recruté. Il ne peut prétendre, au mieux, qu'à des petits boulots précaires voir de l'intérim. Condamné à la pauvreté et à la précarité à vie, le chômeur de longue durée comprend qu'il est condamné par l'Etat et n'a d'autres solutions que de vouloir en finir. Pour lui il n'y a pas d'argent public. Il y en a pour les drogués et leur salle de shoot, il y en a pour les couples homosexuels
dont nos élus se battent pour une prétendue égalité tout en instituant une inégalité légale, une discrimination officielle contre le chômeur de longue durée vis-à-vis du jeune de moins de 26 ans.

Les pères ensuite. Ceux auxquels on vole légalement leurs enfants avec tous les encouragements du législateur qui favorise ce rapt. Comment un homme peut il avoir une chance quand plus de 75 % des juges aux affaires familiales sont des femmes ? Quand plus de la moitié des avocats sont des femmes ? Quand les associations en faveur du droit des femmes bénéficient de fonds publics et pas celles en faveur du droit des pères ? L'évolution législative est même contre lui. On va donner des droits au conjoint de son ex. par le biais du statut de beau parent. On va encourager légalement le retrait de l'autorité parentale pour lui prendre définitivement ses enfants. Comment ces hommes peuvent ils réagir face à tout un système qui scande « égalité » en faveur des couples homosexuels tout en légalisant et en encourageant un vol de l'autorité parentale et des droits de visite des pères biologiques ? Car le père biologique est bien une espèce en danger d'extinction. Demain avec le retrait de l'autorité parentale facilitée en faveur du beau-parent et l'adoption de la procréation médicalement assistée le père biologique va disparaître au profit du conjoint, du ou de la partenaire sexuel de la mère de l'enfant. Le lien du sang, la paternité biologique va légalement et judiciairement disparaître au profit du lien social, le lien sexuel.

Ces phénomènes sont donc l'expression du désespoir d'une génération d'hommes que l'on assassine, d'une espèce d'homo sapiens sapiens que l'on condamne à l'extinction. Cette génération d'hommes qui croyaient naïvement qu'en étant honnête, travailleur et fidèle ils pouvaient vivre sa vie et qui ne pouvait imaginer que l'on pourrait lui voler ces enfants au nom de l'évolution des mœurs et de la suprématie féminine. Ce sont les damnés du 21ème siècle, les sacrifiés sur l'autel des intérêts des bobos qui gouvernent notre société aujourd'hui.

« Debout ! les damnés de la terre !
Debout ! les forçats de la faim !
Pour vaincre la misère et l'ombre
Foule esclave, debout ! debout !
C'est nous le droit, c'est nous le nombre :
Nous qui n'étions rien, soyons tout « 

L'internationale. Eugène Pottier.1871.
Les commentaires :
(orlando):
gabdel nous fait du mélanchon
 
N° 890  :  "Zéro pointé :"
Par gabdel le 14/02/2013
La note pour la politique libérale du gouvernement Hollande est tombée et elle est sévère : c'est un zéro pointé. Zéro point de croissance pour 2012. Pire un 4ème trimestre 2012 catastrophique avec - 0,3 % qui sera, n'en doutons pas, corrigé à -0,4 % par la suite.

Cette nullité de la politique menée par le gouvernement est tout sauf une surprise. Le couple Hollande / Ayrault ne fait que poursuivre la politique menée par le couple Sarkozy / Fillon qui échoue depuis plusieurs années. Mais que l'on se rassure, sans correctif, sans inflexion de cette politique néfaste le pire est à venir comme le démontre les très mauvais chiffres pour l'Allemagne en 2012.

Pourquoi ce parallèle avec l'Allemagne ? Tout d'abord parce que l'Allemagne est le premier partenaire économique de la France. Donc si elle ne va pas bien la France vendra moins de produits et de prestations de service en Allemagne.
Ensuite, parce que nos brillants dirigeants, tant ceux issus de l'UMP que du PS, ne jurent que par le modèle allemand. L'Allemagne est l'exemple à suivre, notamment en matière de politique économique et sociale. D'où il faut faciliter le recours au chômage partiel, légaliser les accords de compétitivité en institutionnalisant la négociation chantage à l'emploi, il faut baisser l'indemnisation des demandeurs d'emploi, il faut retarder l'âge de départ à la retraite, toutes ses réformes menées en Allemagne pour un résultat qui, au final, est le même que celui de la France. En effet,en même temps que les chiffres pour la France ceux pour l'Allemagne sont aussi tombés et ils sont sans appel : - 0,6 % du PIB au quatrième trimestre 2012 soit + 0,1 % pour l'année 2012. Tout aussi mauvais que les chiffres pour la France.

Cette croissance nulle va avoir des effets assez catastrophiques pour la France qui vont bien au-delà du simple fait de ne pas pouvoir limiter le déficit à 3 % pour l'année 2013. La spirale à récession est en effet amorcée et mécaniquement la dégradation de la situation va se poursuivre pour devenir rapidement intenable en 2013.

Pour comprendre c'est assez simple. On a une croissance nulle en 2012 mais surtout un 4ème trimestre à - 0,3 % marqué par l'absence d'investissements dans les entreprises et une destruction massive de postes salariés dans le privé (28.100 pour le quatrième trimestre 2012 soit 66.800 pour l'ensemble de 2012). La baisse de l'emploi intérimaire au quatrième trimestre 2012 (- 2,7 %), à une époque où, traditionnellement, l'interim est le plus sollicité (fêtes de fin d'année, inventaires puis soldes) montre que cette tendance à la destruction des emplois va se poursuivre et même s’accélérer grâce aux accords de compétitivité qui vont être conclus dans les grands secteurs de l'économie (comme l'industrie automobile, l'industrie agro alimentaire, les banques etc...). Cette suppression de postes dans le secteur privé va être rejointe par une suppression de postes assez forte dans le secteur non marchand, autrement dit les collectivités locales et associations financées par celles-ci, du fait de la réduction de la dotation aux collectivités de 3 milliards d'euros programmée sur deux ans. On a donc une tendance lourde à la destruction des postes salariés dans tous les secteurs programmés pour au moins deux ans soit jusque 2015 au mieux.

Ce mécanisme de suppressions de postes, la pondération des revenus imposées aux salariés par les accords de compétitivité, aux fonctionnaires (d'Etat et territoriaux) au nom de la lutte contre les déficits et aux retraités par des prélèvements nouveaux et un gel des augmentations empêche tout sursaut de la consommation intérieure qui ne pourra, au mieux, que se maintenir au niveau actuel. Donc rien à espérer de ce côté.

Reste donc la perspective, pour espérer renouer avec la croissance, de booster les exportations, que les entreprises basées en France puissent vendre de plus en plus à l'extérieur. Pour atteindre cet objectif cela suppose, selon le MEDEF, le gouvernement et bons nombres de commentateurs économiques et experts, de baisser les coûts du production pour être compétitifs face aux produits fabriqués dans d'autres pays. D'où le crédit d'impôt compétitivité institué par l'Etat en faveur des entreprises, crédit financé par la baisse des dotations aux collectivités évoquées plus haut et une hausse programmée de la TVA pour 2014. Malheureusement le gain de compétitivité ainsi accordé au entreprises va être totalement absorbé par la hausse des cotisations patronales rendue nécessaire pour financer les retraites complémentaires et l'assurance chômage dont le déficit ne va que croitre avec la poursuite de la suppression des postes salariés. On ne tiendra pas compte des
prétendus droits au chômage renouvelables contenu dans l'accord sur l'emploi qui ne pourra pas, de toute façon, être financée. Sans gain de compétitivité par d'amélioration majeure à espérer non plus du côté des exportations.

Si on ajoute un budget européen en baisse pour les 7 ans à venir on voit bien que l'on est dans une spirale négative que l'on va, paradoxalement, renforcée par des réformes prétendues indispensables. Le seul exemple à prendre est celui de la réforme des retraites. On va augmenter encore une fois le nombre de trimestres nécessaires pour avoir droit à une retraite à taux plein et instaurer la retraite à points ne permettant à un salarié de prendre sa retraite que si il a le nombre suffisant de trimestres travaillés. Ce faisant ce sont donc des salariés qui vont devoir rester sur le marché du travail plus longtemps (soit en poste avec des aides comme les contrats de génération soit comme demandeur d'emploi) aggravant ainsi le besoin de financement pour les régimes sociaux, notamment l'assurance chômage, et donc rendant inévitable la hausse des cotisations patronales et autres prélèvements sociaux.

Après un zéro pointé ou on se ressaisit et l'on change de comportement, ou l'on coule. A voir ce que va décider François Hollande.

Les commentaires :
 
N° 889  :  "Si seulement sa mort pouvez être utile "
Par gabdel le 13/02/2013
Un homme s'est immolé par le feu aujourd'hui devant une agence de Pôle Emploi de Nantes. Un geste de désespoir absolu face à un refus d'indemnisation et l'expression d'une détresse totale. Le mal est fait et cet homme est mort comme un tibétain exprimant son désespoir face à une situation ubuesque. Mais si sa mort pouvez être utile. Si sa mort :

- pouvez faire taire tous les "matamore" et donneurs de leçons qui crient haut et fort que les chômeurs sont toud des fainéants vivement grassement avec les allocations versées à partir des cotisations des travailleurs ;

- pouvez faire prendre conscience aux agents de Pôle Emplois qu'ils ont la vie des personnes entre leurs mains et qu'en envoyant des lettres de refus et des pseudos radiations sans motifs réels ils condamnent à l'exclusion et à la mort plus ou moins lente des hommes et des femmes voir des familles;

- pouvez faire renoncer le gouvernement à institutionnaliser le chantage à l'emploi dans le cadre de la transcription de l'accord sur l'emploi car ce n'est pas vraiment négocier que de devoir céder sur les salaires ou les conditions de travail sous peine de licenciements et/ou fermetures de sites;

- pouvez faire prendre conscience aux élus et footballeurs qui se paient des orgies avec des escort girls bien souvent mineures qu'il y a vraiment mieux à faire avec son argent;

- pouvez faire prendre conscience aux députés se congratulant pour leur vote sur le mariage pour tous qu'ils sont grotesques face à la réalité de la crise aujourd'hui;

- pouvez faire adopter au gouvernement une véritable politique de gauche mettant l'homme au centre du système et non la finance.

Mais dans une société où l'on dénature les institutions comme le mariage, où des harpies à moitié nues peuvent profaner une cathédrale en toute impunité et où les bobos et nantis sont les seuls bénéficiaires des courageuses décisions de nos élus il n'y a aucune chance que cela se produise. On a déjà oublié cette jeune femme qui avait dégradé "La liberté guidant le peuple" de Delacroix déclarée folle et internée d'office. Jamais deux sans trois. Il y a donc fort à penser qu'il y aura prochainement un troisième drame lié à la misère humaine, un ultime appel au secours d'une humanité bafouée qui s'autodétruit dans un silence assourdissant.
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N° 888  :  "La liberté guidant le Peuple dégradée : tout sauf un hasard :"
Par gabdel le 08/02/2013
La nouvelle de la dégradation du tableau d'Eugène DELACROIX au Louvre-Lens fait la une de l'actualité et embarrasse tout le monde. Aussi on se précipite pour affirmer haut et fort que la femme qui a ainsi écrit son pseudonyme sur la toile est une déséquilibrée mentale. Il est indispensable que cet acte ne soit pas l’œuvre de quelqu'un de normal, d'une citoyenne lambda, non il faut que ce soit l’œuvre d'une déséquilibrée.

Mais il faut aller un peu plus loin et se demander pourquoi avoir tagué cette toile précisément?

Il existe en effet de nombreux tableaux exposés et non protégés au Louvre Lens alors pourquoi cette femme s'en est elle pris à ce tableau ?

Ce tableau représente la Liberté guidant le peuple. Il est une éloge aux révolutions et à la souveraineté populaire. Le peuple est la source du pouvoir guidé par la liberté. Cependant, force est de constater qu'aujourd'hui la souveraineté populaire est en berne et même crainte par le pouvoir en place qui fait tout pour éviter d'y recourir au-travers des référendums. Quel que soit le sujet la seule préoccupation du pouvoir en place est d'éviter les référendums. Que ce soit au sujet de l'évolution des Traités européens, des réformes de la Constitution ou des grandes questions de société il ne faut pas recourir au référendum ne pas consulter le peuple :

- la modification ds Traités européens : ratification par le Parlement;
- modification de la Constitution ; adoption par le Parlement réuni en Congrès;
- grandes questions de société : le Conseil Constitutionnel.

Oui sur les questions de société ce ne sont pas les élus qui décident. In fine c'est le Conseil Constitutionnel, une poignée d'hommes et de femmes nommés ou présentes de droit, qui décident de la validité des lois au regard des normes constitutionnelles donc de l'évolution de notre société. Le meilleur exemple en est la loi sur le mariage et l'adoption pour les homosexuels. Au final c'est bien le Conseil Constitutionnel qui va avoir le dernier mot. C'est lui qui va décider si oui ou non une famille c'est un père ou une mère ou si cela peut être deux pères et deux mères. Les citoyens n'ont pas leur mot à dire, ils sont exclus de la décision à venir.

Cette défiance pour la souveraineté populaire est mal vécue par les citoyens. Dans un récent sondage 62 % des français ont déclaré ressentir du dégout pour les hommes et femmes politiques.

Le spectacle pitoyable donné par le gouvernement dans le cadre de la rédaction de la loi sur la sécurisation de l'emploi cédant face aux injonctions de Laurence Parisot leur imposant sa rédaction du texte n'améliore pas les choses. On fuit le peuple, la collectivité, on confisque les pouvoirs, tous les pouvoirs.

En s'en prenant à la toile de Delacroix cette jeune femme a exprimé un malaise face à cette confiscation du pouvoir par quelques uns et leur mépris affiché pour la collectivité, pour ce peuple incapable de décider pour lui même et que l'on doit guider contre son gré. Le peuple se sent opprimé, victime des décisions prises par quelques uns confisquant tous les pouvoirs.

Attention à ce que cet acte isolé le demeure et si, demain, il y a des incidents au cour de la célébration de certains mariages entre personnes du même sexe ou que des salariés font sauter leur usine on ne regrette pas de n'avoir pas tenu compte de cet avertissement, de ce symptôme d'une société oppressée dont les citoyens sont de plus en plus tenus à l'écart de la prise des décisions.

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N° 887  :  "Montebourg : "On ne peut pas faire autrement " :"
Par gabdel le 05/02/2013
Cette petite phrase lâchée par Arnaud Montebourg à propos de la fermeture du site de Peugeot à Aulnay sonne le glas de l’espérance mise par les salariés dans la gauche pour les soutenir face à la crise. En effet, cette phrase ne s'applique pas seulement pour la fermeture de ce site mais aussi pour inciter les syndicats de Renault à signer l'accord de compétitivité prévoyant, entre autres, gel de salaire donc baisse du pouvoir d'achat. Pour Montebourg et donc le gouvernement il n'est pas possible de faire autrement que de supprimer des postes, fermer des sites et baisser le pouvoir d'achat des salariés.

Cet axiome de Montebourg va d'ailleurs faire l'objet d'une légalisation au-travers de la future loi transcrivant l'accord patronnat - CFDT signé début janvier et prévoyant les accords dit de maintien de l'emploi.

C'est donc un abandon en rase campagne. Les salariés et les syndicats autre que la CFDT se trouvent désormais seuls pour tenter de préserver ce qui peut l'être et notamment le pouvoir d'achat des salariés. Cet abandon, cette traitrise explique mieux l'acharnement des députés socialistes à se battre pour le mariage pour tous et la Procréation Médicalement Assistée (PMA) de complaisance.

Les députés socialistes ne sont en effet pas pressés de devoir faire face à leurs électeurs pour justifier cette trahison. Aussi ils se réfugient derrière la légalisation du mariage pour tous et le combat pour la PMA pour convenance personnelle dans le but de justifier leur élection, de conserver un semblant de légitimité. Alimentés par les groupes de pression par le biais de "tweeter" et leur hiérarchie les députés socialistes ne se rendent pas réellement compte de ce qu'ils font même si certains savent pertinemment que c'est leur crédit qu'ils tentent de préserver au moins jusqu'aux municipales.

Ce que l'on ne comprend pas, en revanche, c'est l'acharnement de la vraie gauche, Parti Communiste et Front de Gauche, à suivre les députés socialistes dans cette politique d'enfumage pour faire passer les réformes libérales. Eux aussi ont donc cédé à la manœuvre et ont décidé de sacrifier les intérêts des salariés sur l'autel du mariage pour tous et de la PMA pour convenance personnelle ? Il semble bien que oui vue les cris d'orfraie poussés par Marie George Buffet apprenant le report du débat sur la PMA pour convenance personnelle sans une seule pensée pour les salariés confrontés à l'alliance patronat - gouvernement - CFDT.

D'autant plus incompréhensible que d'ouvrir la PMA pour convenance personnelle c'est aussi poser la question des demandes de couples âgés souhaitant avoir de nouveau des enfants par ce biais tout comme la demande de couples incestueux dans le but d'éviter les risques liés à la consanguinité mais aussi les couples qui souhaitent ainsi choisir les caractéristiques physiques de l'enfant à "concevoir" comme la couleur de la peau, des yeux ou des cheveux.

La petite phrase d'Arnaud Montebourg n'est donc pas anodine. Elle marque l'abandon des salariés à leur sort mais aussi la confirmation de l’embourbement des élus PC et du Front de Gauche piégés par leur aveuglement pour la cause homosexuelle.

Plus que jamais les salariés sont seuls et livrés à eux mêmes.

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N° 886  :  "La Saint Valentin bientôt annulée :"
Par gabdel le 03/02/2013
Alors que le 14 février approche les amoureux peuvent se dire qu'ils doivent en profiter car il n'est pas exclu que la saint Valentin soit prochainement annulée. Pourquoi ? Parce que la "c......e" humaine n'a pas de limites.

En effet, comme chacun le sait, au nom de l'égalité des sexes et de la laïcité nos parlementaires et membres du gouvernement traquent le moindre signe de sexisme ou de religiosité pour le supprimer aussitôt. Ainsi, après la suppression de la tradition de la transmission du nom du père aux enfants, le législateur et l'administration ce sont empressés de supprimer très officiellement le terme de "mademoiselle" qui, de symbole d'indépendance était devenue pour certaines péjoratif. Aujourd'hui une députée socialiste, qui n'a rien d'autre à penser dans la vie, propose de supprimer le terme d'école maternelle car cela ne fait référence qu'à la mère et que c'est contraire à l'égalité envers les hommes. Même la grammaire n'est pas à l'abri puisque l'on envisage de supprimer la règle selon laquelle le masculin l'emporte sur le féminin, règle devenue illégale aujourd'hui.
On voit donc bien que nos élus traquent courageusement tous les symboles contraires à l'ordre nouveau, cet ordre nouveau qui est d'ailleurs la seule préoccupation des dits élus.

Aussi avec la légalisation du mariage pour tous la lutte contre toute atteinte à l'égalité des couples devient un enjeu sociétal, un enjeu national au nom de la lutte contre l'homophobie devenue priorité numéro 1 du législateur socialiste.

Et c'est là que la saint Valentin pose problème. La saint Valentin est, certes une fête païenne, mais qui fait référence à un prêtre et un évêque catholiques morts en martyr pour leur foi au 3ème siècle après JC. La référence à la religion catholique étant tout juste tolérée aujourd'hui, le fait que l'église catholique refuse le mariage homosexuel rend intolérable aujourd'hui cette référence devenu, du jour au lendemain, synonyme d'inégalité entre les couples et donc coupable d'homophobie. Il devient impossible de maintenir une fête qui exclut les couples homosexuels de son champs. Ce n'est plus possible.

Pour ceux qui pensent que l'on ne peut pas en arriver là, que le pouvoir va se ressaisir, on ne peut malheureusement que leur donner l'exemple de la future réforme du congé parental qui va en diviser la durée par deux et le rendre obligatoire pour les deux parents au nom de l'égalité salariale homme / femme (même si demain deux hommes et deux femmes peuvent être légalement les parents d'enfants). Demain quand un homme ou une femme venant d'avoir un enfant voudra prendre un congé parental il ne pourra le faire qu'à la condition que l'autre parent de l'enfant prenne lui même un tel congé d'une longueur identique, à la suite ou en même temps que le sien. Principe très simple et tout à fait logique dans un temps où le gouvernement et certains syndicats ne jurent que par la compétitivité des entreprises et l'obligation pour les salariés d'accepter des plans de compétitivité, on va multiplier les congés parentaux et donc les usines à gaz pour nos entreprises qui devront gérer les absences ainsi multipliées et surtout les retours de ses salariés.

Obligé de sacrifier les intérêts des salariés sur l'autel de la réalité économique les socialistes n'ont trouvé comme palliatif que le lutte pour l'égalité des sexes et de la sexualité pour exister. Pas sûr que cela soit payant quand les électeurs feront le bilan de leur action et que les générations futures les jugeront.


Les commentaires :
(orlando):
encore une blonde

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