N° 1057 : "Augmentation record du chômage en février 2014 : les socialistes et la CFDT sont fiers d'eux"
Par gabdel le 26/03/2014
Le parti socialiste et la CFDT récoltent aujourd'hui le fruit de leur travail acharné et de leur népotisme sur la politique de l'emploi en France. Grâce à eux et donc à l'accord dit de sécurisation de l'emploi et le CICE ils ont réussis à pulvériser le record du nombre de demandeurs d'emplois en février 2014 avec même un score supérieur à leur attente : 31500 demandeurs d'emplois en plus en février 2014.
A un moment ils ont cru ne pas y arriver. Déjà la fausse baisse du mois d'aout 2014 lié à un bug de SFR (qui du coup est à vendre)leur avait fait peur. La manipulation des chiffres de l'emploi par l'INSEE pour le mois de décembre 2013 les on carrément fait croire à l'échec de politique de financement massif de suppression d'emplois dans le secteur privé et donc d'augmentation du nombre de chômeurs en France.
Avec les chiffres de février 2014 qui confirme la hausse de janvier 2014 ils sont rassurés. la mascarade de dialogue social mené par le PS et la CFDT avec le MEDEF porte ses fruits, le suppressions de postes sont au rendez vous et donc le chômage de masse aussi.
Ils vont pouvoir donner leur pleine mesure avec le pacte de responsabilité avec l'objectif de rejoindre les 25 % de chômeur en Espagne. Objectif ambitieux mais tout à fait atteignable compte tenu de l'afflux passif d'argent qui va être versé aux entreprises pour qu'elles puissent supprimer un maximum de postes en un minimum de temps.
Alors si comme les socialistes et la CFDT vous voulez battre et même pulvériser le nombre de demandeurs d'emplois en France voté votez à gauche aux municipales, votez pour le pacte de responsabilité.
Un citoyen avertit et même mis devant la réalité dramatique de la situation en vaut deux.
"Du chômage, encore du chômage, rien que du chômage".
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N° 1056 : "Martine Aubry évince le Front de Fauche de sa liste pour le second tour : le signe que ça va faire très mal !"
Par gabdel le 26/03/2014
Après la grosse claque infligée au premier tour des municipales c'est la panique au sommet de l'Etat dans la crainte d'une Bérézina aux élections européennes du 25 mai 2014. La problématique du Président de la république est la suivante : comment appliquer le pacte de responsabilité imposé par Bruxelles sans assurer le triomphe du Front National aux européennes?
Pour ce faire le Président à donc décidé d’annoncer au plus vite, dès la semaine prochaine, les mesures d'économies qui vont être mis en œuvre dans le cadre du pacte de responsabilité. Ces mesures vont faire très mal pour le pouvoir d'achat des salariés, fonctionnaires, cadres, titulaires de minimas sociaux et plus tôt elles seront annoncées et plus vite elles pourront être minimisées dans le cadre des élections européennes. Mais pour endormir les français et notamment les classes populaires qui vont payer le prix fort François Hollande va faire entrer au gouvernement des personnalités marquées fortement à gauche donc sensées être proche des classes populaires.
Ce profil correspond parfaitement à Martine Aubry qui incarne, avec Benoit Hamon, la gauche du parti socialiste. Mais comment Martine Aubry peut elle faire comprendre à François Hollande qu'elle est prête à jouer le jeu et à prendre des mesures qui vont faire mal à aux classes populaires et aux classes moyennes , et bien tout simplement en rejetant toute alliance avec le Front de Gauche et la Parti Communiste au second tour des municipales.
Le message est clair, Martine Aubry est prête à appliquer le mesures en défaveur des classes populaires (baisse voir suppression aux associations d'aide et d'insertions, plafonnement voir baisse des allocation familiales) sans aucuns complexes ni aucune retenue.
Pour les lillois, mais aussi pour l'ensemble des français, cette éviction du Front de Gauche et du Parti Communiste confirme que les mesures qui vont être annoncées vont faire très mal aux classes populaires et aux classes moyennes à l'image de la nouvelle convention d'assurance chômage qui touche les cadres d plein fouet.
Tout confirme que voter socialiste au second tour des municipales c'est voter pour l'application des mesures de baisse massive du pouvoir d'achats imposé par Bruxelles et Berlin et qui va toucher l'ensemble des français à l'exception des plus riches. Seul une défaite encore plus forte au second tour des municipales peut faire reculer en partie Hollande et Merkel face à la perspective des européennes de mai 2014. Donc ce n'est que en votant à droite, voir à l'extrême droite, au second tour des municipales que l'on peut espérer échapper à la politique ultra libérale imposée par Bruxelles et Berlin.
Une électeur, surtout s'il est de gauche, avertit en vaut deux.
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N° 1055 : "Enfin la CFE-CGC a compris et renonce à signer le pacte de responsabilité :"
Par gabdel le 25/03/2014
Il aura donc fallut la conclusion d'un accord aussi grotesque que ridicule relatif à l'assurance chômage et un premier tour des municipales calamiteux pour le parti socialiste pour que les consciences s'éveillent. Enfin. Enfin la CFE-CGC a compris que la pseudo démocratie sociale mise en scène par l'UMP, puis le PS, depuis 2008, n'est qu'une mascarade, un piège à cons taille XXL dans lequel d'ailleurs la CFE-CGC a entrainé tous les cadres.
La CFE-CGC, après avoir signé tous les accords depuis 2008 et n'avoir cessé de clamer son "réformisme" depuis 2008, découvre aujourd'hui que ce sont les cadres qui vont faire les frais de la réforme de l'assurance chômage dans le but d'éviter une hausse des cotisations pour les entreprises. C'était pourtant inévitable et écrit. A partir du moment où l'on décide de réduire les charges sur les entreprises et que l'assurance chômage est en déficit il ne restait plus que les cadres pour payer et financer le déficit. Maintenant ils s'en rendent enfin compte et se décide à réagir en renonçant à signer le pacte de responsabilité.
Mais que les salariés et fonctionnaires non cadres ne se réjouissent pas car ce qui est valable pour les cadres l'ait aussi pour les salariés et les fonctionnaires non cadres. Pour financer les exonérations des charges pour les entreprises tout en réduisant les déficits il faut bien que quelqu'un paie. Et pour payer il n'y aura que les salariés et les fonctionnaires entrainés par la CFDT qui les mène droit à la précarité généralisée.
Le pacte de responsabilité est un transfert massif de ressources pris sur les salariés, fonctionnaires et cadres vers les entreprises et ce sans aucune contrepartie.
Cette prise de conscience de la CFE-CGC montre bien que les français ont bien fait de ne pas voter socialistes au premier tour et qu'ils ne doivent surtout pas le faire au second sous peine de voir la CFDT les entrainer directement vers la précarité et la baisse massive de leur pouvoir d'achat.
Enfin la quasi dictature social démocrate PS/CFDT/MEDEF est entrain d'apparaitre au grand jour et les français, à commencer par les cadres, commencent à pendre conscience qu'ils se font avoir dans les grandes largeurs.
Un salarié, un cadre, un fonctionnaire avertir en vaut deux, surtout s'il est électeur.
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N° 1054 : "Pour se faire entendre à gauche il faut voter à droite, très à droite :"
Par gabdel le 25/03/2014
En annonçant la mise en œuvre d'une politique libérale au-travers du pacte de responsabilité François Hollande a tout fait pour que les socialistes perdent les municipales. En effet, pourquoi les électeurs de gauche devraient se mobiliser pour soutenir une politique libérale dont ils ne veulent pas ? Aucune raison même en cas de pseudo liste d'union avec le front de gauche ou le parti communiste et les verts. Les électeurs de gauche s'abstiennent pour montrer leur désaccord avec la politique libérale que mets en place le gouvernement au profit des seules entreprises.
Face à cette évidence François Hollande joue les autistes. Alors qu'il y a un second tour le message lancé par son ami le richissime millionnaire Michel Sapin ou l'arrogante vénéneuse Vallaud-Belkacem : on ne change rien, on maintien le cap, on mettra en œuvre une politique libérale, plus libérale que celle de Sarkozy et de l'UMP avec des réductions de dépenses drastiques et le don de milliards d'euros aux riches actionnaires des entreprises. Pour eux, il faut faire fi de la politique nationale. Il faut faire barrage au front national et sauver les maires de gauche qui ont tant travaillés pour leur communes...
Qu'elle blague. Il faudrait donc se mobiliser pour sauver la place de ce Maire qui fait semblant de vous écouter quand vous demandez un logement vous promettant d'agir et qui ne fait rien ? Ce Maire qui vous dit qu'il ne peut pas faire plus pour l'emploi mais qui fait engager les membres de sa famille et ses amis par la Mairie ? Ce Maire qui prétend ne pas avoir d'autres choix que d'augmenter les impôts locaux alors qu'il distribue massivement l'argent public sous forme de subventions à des associations lui jurant fidélité et employant tous les proches du parti ? Franchement non c'est pas sérieux. Jamais ils ne vont mobiliser la gauche et les milieux populaires pour sauver un Maire qui, une fois l'élection passée, les ignore et arrose généreusement ses proches et ses amis.
En conséquence que peut faire un électeur de gauche pour se faire entendre ? Voter pour les listes d'union ? Surement pas. C'est au contraire le meilleur moyen de perdre tout le bénéfice du premier tour et d'assister, impuissant, à la distribution de milliards d'euros aux entreprises sans aucune contrepartie. Non il faut, a minima, s'abstenir. Mais mieux encore il faut voter à droite, très à droite.
En effet tout va se décider au mois d'avril juste avant les élections européennes. C'est en avril où les réductions de dépenses publiques et le montant des milliards qui va être distribué aux entreprises doivent être annoncées. François Hollande sait que les socialistes ont perdu les municipales et il commence a minimiser cet échec en faisant dire que c'est normal pour un gouvernement en place depuis deux ans. Le but c'est de relativiser l'enjeu du second tour et de faire croire qu'il ne changera rien même si la déroute socialiste se confirme au second tour. Mais il ne faut pas oublier qu'en mai il y a les européennes. Que François Hollande ne peut pas se permette une déroute aux européennes tant il a besoin du Parlement Européen pour faire la guerre à la Russie, guerre qu'il met tout en œuvre pour qu'elle arrive avant l'été. Aussi, si on veut que les choses changent, si on veut modifier notre destin et l'avenir, éviter la mise en œuvre du pacte de responsabilité il faut voter à droite et même à l’extrême droite. C'est la seule façon de faire reculer le gouvernement et l'Europe de Merkel pour lui faire appliquer une politique de gauche.
C'est simple. Si, par exemple, Paris bascule à droite et que la gauche perdait l'un de ses bastions historiques comme Lille qui peut tomber à droite si les électeurs se mobilisent fortement pour la droite, ainsi que bon nombre de villes moyennes alors François Hollande, avec la bénédiction d'Angela Merkel, devra changer de politique de crainte d'un triomphe du Front National aux européennes du mois de mai.
Comme on le voit le paradoxe est là et il est bien réel. L'électeur de gauche, s'il veut se faire entendre et peser sur son destin, il ne doit surtout pas voter pour les listes d'union de la gauche. Il doit soit s'abstenir, soit voter à droite voir très à droite.
Un électeur avertit, surtout de gauche, en vaut deux.
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N° 1053 : "Pas de "front républicain" pour masquer la déroute :"
Par gabdel le 24/03/2014
Le parti socialiste a récolté ce qu'il a semé au premier tour des municipales : un désaveu conte sa politique tant sur le fond que la forme. Un rejet massif qui est même plus important que celui annoncé dans les sondages.
A Marseille par exemple le parti socialiste n'arrive que troisième humilié par "papy Gaudin" qui mourra en poste. A Paris la droite peu l'emporter. On ne voit pas en effet pour quoi les arrondissements populaires et les les électeurs des verts vont se précipiter pour voter en faveur du pacte de responsabilité qu'ils condamnent. A Lyon ou à Nantes les socialistes sont contraints à un second tour et même Lille, le bastion de gauche peut vacilliez et même la Communauté Urbain passée à droite, Roubaix et Tourcoing pouvant passer à droite.
Confronté à cette abandon par leur électorat les candidats socialistes doivent se tourner vers les électeurs de gauche, et notamment ceux du front de gauche, pour tenter de sauver les meubles. Mais avec quels arguments ? Celui consistant à dire qu'il faut voter socialiste pour qu'une politique libérale qui va impacter de plain fouet les collectivités et intitulé "pacte de responsabilité" soit appliquer des les urnes vidées ? Car les socialistes peuvent clamer qu'il faut se concentrer sur les enjeux locaux, mais la baisse de la dotation aux collectivités dans le cadre du pacte de responsabilité c'est bien un enjeu local, la réforme de la taxe d'habitation faisant payer plus les ménages pour baisser l'impôt sur les sociétés, c'est de l'enjeu local. Donc peu de chances qu'avec un tel discours les électeurs de gauche aient envie de se précipiter dimanche pour sauver le poste de socialistes, qui, tout le reste du temps, les méprise et ne tient pas compte de leur avis et de leurs choix.
Impossible de se tourner vers les sujets sociétaux si cher aux socialistes (salles de shoot, droit de vote des étrangers, procréation médicalement assistée pour les couples homosexuels) non. C'est donner du grain à moudre à la droite et à l'extrême droite pour mobiliser les électeurs en leur annonçant ce qui les attend si jamais ils se mobilisent pour les socialistes au second tour.
Idem pour la suppression de la prison pour les délinquants qui va être discuté dès le mois d'avril à l'Assemblée Nationale. Pourquoi Anne Hidalgo; Gérard Colomb ou Martine Aubry ne clame pas leur volonté de ne plus mettre les voleurs, les harceleurs et les escrocs en prison à partir du mois de mai 2014 ? Pourquoi ne vont ils pas expliquer en face, les yaux dans les yeux, aux habitants des quartiers populaires, qu'il n'y aura pus de peine de prison pour ceux qui les rackettent, les dépouillent ou les menaces ? Que les trafiquants de drogue seront encore plus puissants grâce à la future réforme TAUBIRA de la justice ?
Pourquoi les candidats socialistes ne vont pas expliquer "les yeux dans les yeux" aux retraités que le gel de leur retraite principale et de leur retraite complémentaire (et donc la baisse de leur pouvoir d'achat) est une mesure de gauche ?
Non les candidats socialistes n'ont aucun argument pour tenter de mobilier leur électorat. Leur seul recours c'est le fameux "pacte républicain", le pseudo barrage contre le front national.
Pathétique. Le socialistes ont tellement peur de perdre leurs sièges et leurs revenus qu'il sont prêt à tout pour cela même à se désister en faveur d'un candidat UMP, d'un sarkzoyste pur et dur. Trop facile. trop grosse est la ficelle de la peur du front national qui, dans le passé, nous a condamné au désastreux deuxième septennat de Jacques Chirac.
Non que le peuple de gauche ne soit pas dupe. Dès les urnes vidées s'ils se sont laisser embobiner les mesures d'économie seront annoncées et les toucheront de plein fouet. Il sera alors trop tard pour pleurer dans les jupes de la CFDT qui aura sauvé son financement par le parti socialiste et validera toutes toutes les mesures allant à l'encontre du pouvoir d'achat des salariés.
Donc non au front républicain, non à une politique libérale et au laxisme envers les délinquants. Au second tour on s'abstient ou on vote à droite pour bien enfoncer le clou.
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N° 1052 : "Accords sur l'assurance chômage : le retour des licenciements économiques"
Par gabdel le 22/03/2014
Finalement j'adore la social démocratie avec les partenaires sociaux car c'est vraiment de la "connerie " à l'état pure comme l'illustre l'accord sur l’assurance chômage signé cette nuit.
En 2008 les partenaires sociaux décident de moderniser notre droit du travail et de créer la rupture conventionnelle du contrat de travail. Le fondement est simple, il s'agit de dire que l'on a aucune raison d'interdire un employeur d'accord avec son salarié pour se séparer de lui moyennant le paiement d'une indemnité et la prise en charge par l'assurance chômage. Le patronat et les syndicats réformistes adoptent dans la joie ce dispositif qui a pour avantage également de diminuer le nombre de licenciements, ceux-ci devenant des ruptures conventionnelles. Ils ont tellement heureux qu'ils n'écoutent pas ceux qui disent que ce dispositif est une arme dangereuse qui va aggraver le déficit de l'assurance chômage.
Le dispositif de rupture conventionnelle connait un vrai succès notamment chez les cadres. Le nombre de licenciements, notamment économique, diminue fortement grâce à ce dispositif. Au bout de quelques années seulement la rupture conventionnelle devient le premier motif d'inscription à Pôle Emploi notamment chez les cadres.
2014, soit 6 ans après la mise en place de cette rupture, les partenaires sociaux sont obligés de constater son effet pervers sur l'assurance chômage en terme de déficit. Les cadres qui négocient leur rupture et obtiennent une indemnisation supra légale bénéficient ensuite des allocations chômages dans les même conditions que les autres. Résultat, nombre de cadres ayant ainsi négocié une rupture conventionnelle demande à Pôle Emploi le versement d'avance d'un an de cotisations pour financer leur création d'entreprise et vivant avec leur indemnité de rupture conventionnelle le temps que l'entreprise leurs permettent d'en vivre.
Problème c'est que ce n'est pas la vocation de Pôle Emploi à financer la création d'entreprise surtout que le taux d'échec est important et que l'on retrouve bon nombre de cadres en demande d'indemnisation après l'échec de leur entreprise.
C'est pourquoi, les mêmes qui triomphaient en 2008 avec l'instauration de la rupture conventionnelle mettent un énorme coup de frein en repoussant à 180 jours (6 mois) l'indemnisation du cadre qui aura bénéficié d'une indemnité supérieur à l'indemnité légale dans le cadre d'une rupture conventionnelle. En clair le cadre qui aura obtenu plus dans le cadre d'une rupture conventionnelle devra vivre 6 mois avec cette seule indemnisation, soit 2 mois de plus qu'en cas de démission.
Dommage pour les cadres me direz vous sauf que le dispositif précise que ce délai de carence ne sera pas applicable aux licenciés économiques. Ouf, les cadres sont sauvés. Ils vont toujours pouvoir négocier leur départ mais sous forme de licenciement économique. On aura donc, et c'est inéluctable, un retour en force du nombre de licenciements économiques notamment chez les cadres.
A signaler d'ailleurs que l'accord ne semble pas exclure le délai de carence pour les cadres acceptant un départ volontaire dans le cadre d'un de ses fameux plans de sécurisation de l'emploi qui ont remplacé les anciens plans sociaux. Donc les cadres ont tout intérêt à refuser des départs volontaires au profit de licenciements économiques dans le but de ne pas être soumis aux 6 mois de carence ! C'est donc bien toute la logique dite, de sécurisation de l'emploi et de l'absence de licenciements secs qui disparait avec cet accord sur l'assurance chômage.
La CFE-CGC a bien entendu conscience de ce retour en arrière et de cette aberration, mais, cerise sur le gâteau, elle est victime de son réformisme qu'elle a affiché jusqu'ici. En effet depuis 2008 la CFE-CGC a toujours signée tous les accords aux côtés de la CFDT fière comme un paon d'afficher son réformisme et de glorifier la démocratie sociale. Aujourd'hui elle est victime du mécanisme qu'elle a ainsi mis en place puisqu'elle est la seule, avec la CGT, a refuser de signer cet accord.
Voilà. C'est ça la démocratie sociale telle que pratiquée en France : des partenaires sociaux minoritaires qui prennent des décisions pour, quelques années après, revenir en arrière face aux dégâts commis par leurs décisions. Avec l'accord sur l'assurance chômage signé cette nuit on atteint un sommet puisqu'il va aboutir à une explosion du déficit de l'assurance chômage. L'instauration des droits rechargeables au chômage va augmenter les dépenses de l'assurance chômage, et la chute du nombre des ruptures conventionnelles au profit des licenciements économiques pour les cadres ne donnera aucune économie.
J'adore la démocratie sociale...
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N° 1051 : "Et si on mettait en œuvre un choc de lucidité ?"
Par gabdel le 21/03/2014
Les français se disent consternés par les affaires qui polluent le débat politique mais ils se résignent, trop souvent, à voter pour le moins mauvais, le moins corrompu ou le moins menteur. A croire qu'il y aurait une fatalité à avoir des élus incompétents, obsédés et corrompus.
De même, les français sont consternés par les concepts technocratiques qu'on tentent de leur vendre (choc de compétitivité, choc de simplification, pacte de responsabilité …) qui n'ont pour finalité et pour effet que de baisser leur pouvoir d'achat et d'enrichir les plus riches sans créer un seul emploi, bien au contraire. Là encore beaucoup trop de français pensent qu'ils n'ont pas d'autres choix que de passer par ces modes de racket légaux et se résignent à voter pour celui qui semble le moins débile.
Et bien à notre tour de jouer les technocrates et de dire aux français ; non ce n'est pas une fatalité. Non vous n'êtes pas obligé de voter pour des corrompus ou des incompétents, regarder bien car en réalité vous avez le choix. Pour cela il suffit, le jour de l'élection de faire preuve de lucidité.
Le mode d'emploi est simple. Dimanche vous vous rendez à votre bureau de vote sans aucune décision de vote arrêter. Vous entrez, présentez vos cartes d'identité et d'électeurs et cous regardez la table ou le bureau sur lequel sont placés les bulletins de vote. Et là, oh surprise, il n'y a pas que deux bulletins de vote : celui du maire sortant et des on réseau financé aux frais du contribuable (UMP ou PS le plus souvent) et celle de son opposant dit principal qui rêve de mettre en place et de faire financer son propre réseau en lieu et place de celui du maire sortant (là encore UMP ou PS le plus souvent). Non il y a plusieurs autres listes. Front Nationale, Front de Gauche voir EELV mais aussi des listes de non inscrits qui ne se revendiquent d'aucun parti. Même si le nombre de listes varie d'une commune à l'autre il y a pratiquement toujours une autre voie un autre choix que les politiciens repus et habituer à puiser dans les caisses.
Donc on a tous un moyen de dire « arrêtes vos magouilles », ouste, du balai, place à d'autres peut être moins compétents et rompus aux arcanes du pouvoir, mais au moin honnêtes et à l'écoute.
La suite est simple comme tout. On prend sur la table une enveloppe et un exemplaire de chaque liste. On se rend dans l'isoloir. On prend le bulletin d'une liste secondaire on la plie et on la met dans l'enveloppe. Si vraiment rien ne nous convient on laisse l'enveloppe vide. Ce vote blanc sera d'ailleurs comptabilisé dès les européennes. Puis on se rend à l'urne on donne ses cartes d'identité et d'électeur et on positionne son enveloppe sur la fente de l'urne. On lâche l'enveloppe au son du « à voter ». On émarge la liste. On dit « au-revoir » aux membres du bureau de vote en leur souriant tout en pensant « si vous saviez... ». Et oln sort.
Et là, une fois sortie on respire et on se sent bien. Fier d'avoir osé dire non au système et à sa corruption. Non aux mensonges et à l'incompétence. Dehors les petits barrons et les petites duchesses et leurs cours qui coûtent si cher aux contribuables. Place aux autres, ceux qui ne sont pas encore corrompus ou viciés par le système.
C'est ça le choc de lucidité. C'est tout simplement prendre conscience que l'on peut dire « merde » à tous ces incompétents qui nous pourrissent la vie, que l'on a, entre les mains, une guillotine électorale dont il ne faut pas hésiter à se servir sous peine d'être encore et toujours vampirisé et maltraité dans les années à venir.
« Aux armes citoyens Former vos bataillons Marchons, Marchons Qu'un sang impure abreuve nos sillons ».