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N° 1078  :  "Un SMIC de transition pour : les jeunes, les vieux, les femmes, les gays, les arabes et les handicapés "
Par gabdel le 15/04/2014
Pierre GATTAZ, Président du MEDEF, n'est certainement pas un fou ou un imbécile. Ce n'est donc pas sans raison qu'il a évoqué la nécessité de créer un SMIC de transition d'un montant inférieur au SMOC à temps plein.

Contrairement à ce que l'on peut lire partout ce n'est pas du tout le SMIC jeune proposé par le passé par le couple Villepin-Chirac. Non le SMIC de transition a une vocation plus large puisqu'ils visent toutes les populations peu susceptibles d'être recrutées au SMIC car jugées moins rentables.

Cela concerne les jeunes bien sur mais aussi les seniors. Pour que les entreprises recrutent des vieux il faut qu'ils coutent moins chers que les autres. Idem pour les femmes au nom du paritarisme. Si on veut que les entreprises embauchent autant d'hommes que de femmes il faut inciter les employeurs à recruter des femmes car moins chers. Pour les gays et lesbiennes c'est au nom de l'égalité et leur permettre d'affirmer leur homosexualité sans crainte de représailles ou de rejet du monde du travail. Pour les arabes on appellera cela le SMIC territorial. Il donnera ainsi aux entreprises l'envie d'engager des jeunes de banlieue car moins chers que les autres. Enfin les handicapés pour remplacer la règle des 10 % qui ne donne pas satisfaction.

Donc la création d'une main d’œuvre bon marché pour pourvoir les travaux manuels et répétitifs permettant aux entreprises de s’implanter ou se réimplanter en France.

Bien entendu cette proposition parait insensée et si on associe le souvenir du mouvement des jeunes face au SMIC jeune de Chirac et les dénis du gouvernement actuel et des syndicats on se demande comment Pierre GATTAZ peut se permettre une telle proposition.

Si Pierre GATTAZ se permet une telle proposition c'est parce qu'il sait qu'il a toute les chances que cela devienne une réalité d'ici quelques mois.

En effet il a pu constater l'échec et l'incompétence du gouvernement Valls face à la Commission Européenne. Alors que Manuel Valls annonçait dans son discours de politique générale qu'il allait négocier avec Bruxelles le rythme de la baisse des déficits pour ne pas étouffer la croissance, aujourd'hui Michel Sapin et Manuel Valls n'ont rien obtenu de Bruxelles et clament sur tous les toits qu'ils vont tenir leurs engagements et les 3 % de déficit pour 2015.

Du côté syndical ils sont tranquilles avec la CFDT. Le MEDEF sait très bien que la CFDT finie par signer tout ce qu'on lui demande, ses dirigeants étant payés pour signer et non pas pour négocier. Idem pour la CFTC qui, bien qu'elle clame partout qu'elle sait fait avoir qur l'assurance chômage, est prête à signer les accords de branche du pacte de responsabilité.

Surtout Pierre GATTAZ sait ce qui va se passer car c'est lui et le MEDEF qui ont imposé le pacte de responsabilité au gouvernement. Il sait donc que par le choc de simplification et la réduction des charges les entreprises ne vont pas recrutées pour retrouver leurs marges d'avant la crise. Qu'au contraire elles vont liquider un maximum de postes pour pouvoir éventuellement recruter plus tard. Par contre pour mener à bien les économies imposées par la réduction des déficits et les baisses de charges le gouvernement va supprimer énormément de postes et contraindre les collectivités territoriales a faire de même dans le but d'anticiper le"big bang territorial" qui a pour but de supprimer la moitié des régions et la totalité des départements donc c'est la moitié des postes de la fonction publique territoriale qui doit disparaitre rapidement.


Pierre GATTAZ sait donc que la mise en œuvre du pacte de responsabilité va en réalité entrainée une hausse significative du chômage, hausse amplifiée par le profil des demandeurs d'emplois (administratifs ou cadres expérimentés) qui ne peuvent accepter les postes précaires et sous qualifiés crées par la pacte (agent d'entretien ou aide soignante).
Donc pour éviter une hausse très importante du chômage dans les mois à venir il faut pourvoir les postes précaires et sous qualifiés qui ne trouvent pas preneurs faute de candidats. Avec le SMIC transitoire Pierre GATTAZ incite ainsi les entreprises à prendre ce qui se présente à savoir des jeunes en rupture scolaire ou des étrangers en situation quasi régulière ou des vieux à la retraite trop faible ou des multirécidivistes de banlieue ou des femmes larguées sans revenus avec des enfants à charge, bref tous ceux prêts à prendre n'importe quel travail mais que l'employeur rejette car étant à risque et peu fiable.

Pierre GATTAZ n'est donc pas fou Par ces annonces il prévient simplement de ce qui va se passer dans un avenir très proche à savoir la destruction massive d'emplois stables et qualifiés et la multiplication des emplois précaires et sous qualifiés. Donc d'une hausse importante du chômage si les employeurs ne sont pas incités à pourvoir les postes par des candidats dit "à risque" ou "peu rentable" faute d'avoir obtenu la baisse sensible de l'indemnisation des demandeurs d'emploi qui aurait contraint les cadres et administratifs licenciés à accepter n'importe quel travail.

Personne ne pourra dire qu'il n'a pas était prévenu quand tout cela sera effectif à la rentrée une fois les européennes passées.

Le changement c'est maintenant.

Q
Les commentaires :
(orlando):
le smoc ?
 
N° 1077  :  "Bien sur que le SMIC va baisser après les européennes :"
Par gabdel le 15/04/2014
Les déclarations de Pascal Lamy ainsi que les consultations de François Hollande avec des partisans de la baisse du SMIC et des minimas sociaux ont l'air de surprendre la classe politique et les médias comme si ils refusaient de croire l'évidence à savoir la mise en place d'une politique totalement libérale en France.

Cette politique a pourtant était clairement annoncée par Manuel Valls devant l'Assemblée Nationale. Il s'agit de rendre compétitif nos entreprises en baissant le cout du travail dans le but de leur permettre de conquérir des marchés donc d’engranger des commandes, commandes devant être produites ou fabriquées en France.

Pour baisser le cout du travail Manuel Valls a donc annoncé une baisse massive des cotisations sociales patronales sur les bas salaires allant même jusqu'à l’exonération pour les salaires égal au montant du SMIC. Bien entendu, pour que cette exonération contribue effectivement à une baisse du cout du travail elle ne doit pas être compensée par une hausse du SMIC. Donc il est acquis que le SMIC n'augmentera pas dans les années à venir.

Cependant l'exonération totale des charges sociales sur les rémunérations au SMIC ne suffira pas à inciter les entreprises à produire en France. En effet, d'autres pays frontaliers comme l'Espagne et l'Italie font exactement la même chose et de nombreux pays européens de l'Est ont des salaires minimas beaucoup plus bas que celui qui a cours en France. Ainsi en Pologne le SMIC est de 387,31 euros par mois et en France il est de 1445,38 par mois.

Par exemple, pour qu'Armor Lux, fournisseur officiel des uniformes de la SNCF, décident de fabriquer les dits uniformes en France et non en Pologne il faut que le salaire des ouvriers français soient au moins égal aux salaires des ouvriers polonais + le cout du transport. Problème, en 2014 le SMIC mensuel est de 387,31 euros par mois en Pologne quand il est de 1445,38 euros par mois en France. Plus de 1.000 euros d'écart par mois pour un ouvrier, même avec les couts de transport l'écart est trop important.

Donc, et c'est ce qu'explique les partisans de la baisse du SMIC, les mesures prises dans le cadre du pacte de responsabilité vont certes permettre aux entreprises de développer leur activité et booster leurs commandes mais elles ne pourront pas produire ou fabriquer ces commandes en France tant les salaires y sont trop élevés. Donc on va générer une croissance nulle en terme d'emplois voir même destructrices d'emplois.

Pour éviter cette croissance destructrice d'emplois on va surenchérir un peu les couts de transports. D'où la mise en place de la taxe carbone et surtout la nouvelle volonté de la BCE de baisser le niveau de l'Euro ce qui rendra plus cher les couts de transport. Mais cela ne permettra pas de combler l'écart des salaires avec les pays de l'est.

Il est donc acquis que pour redevenir compétitif il faut baisser le SMIC, c'est incontournable.

Bien sur il parait difficile de baisser le SMIC au point de rattraper les pays de l'Est (moins de 200 euros par mois en Bulgarie...). Non l'idée est de baisser le SMIC pour qu'il soit au moins égal à celui pratiqué en Allemagne.

En Allemagne le principe du SMIC vient d'être adopté et l'on sait que son montant sera de 8,50 euros de l'heure. Problème, chez nous le SMIC est de 9,53 euros de l'heure. Il faut donc baisser le SMIC pour le ramener progressivement au même montant que le SMIC allemand.

C'est donc cette baisse qui est d'ors et déjà programmée par le gouvernement Valls par le biais d'une non indexation du SMIC sur l'inflation à l'image de ce que les partenaires sociaux pratiquent sur les retraites complémentaires. Cette non augmentation sera sans conséquence apparente sur le fiche de paie des salariés au SMIC puisqu'elle sera mise en place en même temps que la baisse des charges salariales payées par les salariés payés au SMIC. Ils auront même l'impression d'une légère hausse de leur salaire alors qu'en réalité ils vont subir une baisse drastique de leur pouvoir d'achat.

Il est donc acquis que le SMIC va baisser après les européennes. Que ceux qui ne pensent pas qu'un gouvernement dit de gauche soit capable de faire cela se réveille avant qu'il ne soit trop tard, à savoir que les européennes soient passées et que les socialistes ne subissent pas une nouvelle raclée électorale. d'ailleurs ce dont discute François Hollande actuellement est plus plus grave qu'une simple baisse du SMIC déjà actée. Il s'agit, sous couvert d'uniformisation européenne, de renoncer à un SMIC uniforme pour adopter, comme les allemands, un SMIC dont le montant serait différent selon les branches d'activités et l'âge des salariés (pus faibles donc pour les jeunes et les seniors).

Il serait temps, à 6 semaines des élections européennes, d'arrêter les hypocrisies et de faire semblant de ne pas comprendre. Si les partis européens (PS / UMP / UDI) gagnent les élections européennes la France va avoir une baisse générale de ses salaires et de ses prestations sociales au nom de la compétitivité des entreprises et de l'uniformisation européenne à l'image de ce que l'on a déjà commencé à faire subir aux retraités.

Un électeur avertit en vaut deux.



Les commentaires :
(gustave):
Pour ceux qui ne croit toujours pas en cette baisse des rémunérations post-européennes voilà les déclarations de Pierre GATTAZ Président du MEDEF et reprise par le site 20minutes.fr : «Oui, il faut pratiquer la modération salariale tout simplement parce que depuis une douzaine d’années nous avons augmenté les salaires au-delà de la productivité et au-delà de l’inflation» «La différence de coût du travail que nous avons avec les Allemands est expliquée aux deux tiers par une non-modération salariale en France», «Il ne faudrait pas que l’augmentation des salaires des prochains mois ou des prochaines années englobe complètement la baisse du coût du travail qui a été mise en œuvre par le pacte de responsabilité: ça c’est le grand danger». Donc c'est pourtant très clair, après les européennes c'est 3 ans de baisse des salaires qui attend les français à l'exception bien sur des membres des cabinets ministériels. On ne peut pas être plus clair !
 
N° 1076  :  "50 mesures de simplification pour encore plus de chômage :"
Par gabdel le 14/04/2014
C'est peu dire qu'avec un gouvernement de gauche qui tente de mener une politique libérale on va droit dans le mur. Totalement dominé par les représentations patronales ils font n'importe quoi croyant naïvement tout ce que le MEDEF peut lui faire gober.

Prenons comme exemple les mesures de simplification pour les entreprises. Le gouvernement a annoncé un choc de simplification pour les entreprises. Aujourd'hui, pour le plus grand bonheur des grands et des petits 50 mesures dites de simplification viennent d'être annoncées en faveur des entreprises. Moins de paperasses, moins de déclarations, des entreprises libres de travailler à fond sans contraintes, youpi !

Youpi sauf pour les postes de comptabilité et d’administratifs dans les entreprises. Moins de déclarations à remplir, moins de dossiers à constituer c'est autant d'heures de travail en moins pour les comptables, les administratifs et les secrétaires. C'est donc autant de postes qui vont disparaitre.

Si le gouvernement maintien sa cadence de mesures de simplifications tous les 6 mois et notamment de la fiche de paie, il peut parvenir à une suppression massive de postes dans les cabinets comptables et autres entreprises spécialisées dans la paie. Comme le déclare fièrement un chef d'entreprise :"la paie est délocalisée et coûte de 50 à 150 euros par an à l'entreprise(...)". Donc il y a un marché de la paie et donc des entreprises et des salariés qui en vivent. Voilà un secteur que le gouvernement va donc délibérèrent sacrifié en espérant que les entrepreneurs, reconnaissant, vont recruter des personnels administratifs dont ils n'ont plus aucune utilité...

Totalement dominé par les entreprises et par la pression de Bruxelles le gouvernement Valls fait n'importe quoi. Ainsi alors que la priorité des français c'est l'emploi et le chômage il s'évertue à contribuer au maximum aux suppressions massives de postes sous prétexte de faciliter la vie des entrepreneurs.

On comprend pas tout...

q
Les commentaires :
 
N° 1075  :  "Hausse des intentions d'embauche en 2014 : mais pourquoi le chômage augmente quand même ?"
Par gabdel le 10/04/2014
Les médias ce sont fait une joie de relayer la bonne nouvelle : Pôle Emploi annonce une hausse des intentions d'embauches par les entreprises en 2014. Plus de 1,7 millions d'embauches prévues, soit une hausse de 5,4 %, youpi !

Ben oui mais on est déjà en avril 2014, et en janvier et février 2014 le nombre de demandeurs d'emplois à encore augmenté. Il y a donc comme un problème. L'étude permettant de chiffrer ces intentions d'embauches étant réalisées en décembre 2013, comment se fait il qu'on est connue une telle hausse du chômage en janvier et février 2014 ?

Pour tenter de comprendre regardons les emplois à pourvoir dans le cadre de ces intentions d'embauches. Ce sont, selon cette étude, des emplois de viticulteurs, agents d'entretien, animateurs socio-culturels, serveurs, apprentis de cuisine, agriculteurs et ouvriers agricoles, aides à domicile ou ménagères, aides-soignants, vendeurs ou employés de libre-service qui sont recherchés par ses entreprises.

Ce sont donc des emplois peu qualifiés, souvent précaires, payé au minimum (le SMIC) ou à temps partiel, ne représentant aucun potentiel de carrière.

C'est d'ailleurs pour cela que Pôle Emploi révèle que les entreprises qui augmentent leurs intentions d'embauches sont celles qui se plaignent depuis pas mal de temps de ne pas avoir assez de candidats, donc les secteurs en difficulté de recrutement.

On comprend mieux alors pourquoi malgré la hausse des intentions d'embauche ne permet pas de faire baisser le chômage : cette offre de travail ne correspond pas à la demande de travail.

En effet la demande de travail est une demande de travail à temps plein, rémunéré plus que le SMIC, dans une activité correspondant aux qualifications acquises et représentant une perspective de carrière, de durée. Malheureusement ces emplois sont détruits massivement par les suppression de postes réalisées par les plans sociaux validés et financés par le gouvernement au-travers du CICE (crédit emploi compétitivité). Ne reste donc que des emplois précaires et sous qualifiés à pourvoir.

Donc d'un côté on supprime des emplois stables, qualifiés et bien rémunérés et de l'autre on créé des emplois sous qualifié, précaires et mal rémunérés. Donc on a bien une offre de travail qui ne correspond pas à la demande de travail et dès lors le nombre de demandeurs d'emplois augmentent en même temps que le nombre d'emplois non pourvus.

C'est la conséquence de la loi sur la sécurisation de l'emploi et du CICE qui financent la suppression des postes stables et qualifiés et encourage à la création de postes précaires sous qualifiés.

Mais alors c'est ici qu'intervient, pour Pôle Emploi et le gouvernement, l'arme magique de la formation professionnelle. Grâce au compte individuel de formation tout salarié qui perd son emploi voir même toujours en poste peut demander à faire une formation pour être apte à reprendre un emploi dans un secteur qui embauche. Youpi !

Oui mais comme les secteurs qui embauches proposent des emplois sous qualifiés et peu payer les salariés et demandeurs d'emplois vont se précipiter pour faire des formations sous qualifiantes ? Le comptable menacé par un plan social va demander une formation de femme de ménage (homme d'entretien) ? la secrétaire avec son BTS de 56 ans avec 3 enfants et des douleurs aux cervicales va réclamer une formation de serveuse ou d'aide ménagère ? Le jeune avec son bac + 4 qui ne trouve pas de travail il va demander une formation pour être chaudronnier ou apprenti boucher ? Quel parent ne va pas dissuader son fils ou sa fille d'arrêter ses études pour vivre avec son copain et sa copine et travailler dans des bars - restaurants ou comme cueilleuse de fruits ?

On voit bien que cela ne colle pas. En réalité on mène une politique qui, au lieu d'améliorer le fonctionnement du marché du travail le rend de plus en plus défectueux en éloignant encore plus la demande de l'offre de travail.

Avec le pacte de responsabilité on va encore augmenter le CICE et lui ajouter des exonérations de charges pour créer de plus en plus d'emplois précaires et sous qualifiés et on va financer des plans sociaux et procéder à des économies provoquant l'augmentation massive de demandeurs d'emplois stables et qualifiés. Donc une politique qui va encore favoriser la hausse du nombre de demandeurs d'emplois.

Oui le nombre des intentions d'embauches est en augmentation en 2014. Malheureusement loin d'être une bonne nouvelle il est, en réalité, la preuve d'une dégradation du marché du travail qui s'accélère et qui ne va que s'accentuer dans l'avenir avec la politique adoptée par le gouvernement Valls.

Q.



Les commentaires :
 
N° 1074  :  "La réforme pénale confirmée avant juillet où la croissance par l'insécurité :"
Par gabdel le 09/04/2014
Manuel Valls, Premier Ministre, a annoncé ce matin que la réforme pénale contestée par Manuel Valls, ex. Ministre de l'Intérieur, était maintenue et serait votée à l'Assemblée Nationale avant juillet. Et si Manuel Valls va faire adopter une réforme qu'il estime contraire à la sécurité des français c'est parce qu'il compte sur celle-ci pour relancer la croissance et l'emploi.

En effet il faut rappeler que objet essentiel de cette réforme est de supprimer les peines de prison pour les délits dans le but d'éviter la récidive. C'est logique, si on ne punit plus un délinquant celui-ci s'il commet de nouveau un délit ne récidive pas puisqu'il n'a pas était sanctionné... Bref il n'y aura plus de peine de prison pour les voleurs, les cambrioleurs, receleurs et petits trafiquants.

Dès lors le nombre de vols et de cambriolages, déjà en forte augmentation, va exploser et contraindre les particuliers et les commerçants à investir massivement dans la sécurité surtout la grande distribution et enseignes culturelles. En effet, le vol dans les magasins étant déjà considéré comme peu graves et risqués il va devenir totalement banal avec la suppression des peines d'emprisonnement en cas de vol. Franchement en ne risquant qu'une amende en cas de vol dans un supermarché ou une enseigne culturelle on ne voit pas qui aura encore l'idée de payer quoi que ce soit dans ces magasins.

Donc pour faire face à cette recrudescence de vols et de cambriolages les particuliers et les commerçants, mais aussi les entreprises (en ce qui concerne les stocks de matières premières comme le cuivre notamment) vont devoir investir massivement dans des alarmes, dispositifs de sécurité voir des vigiles et gardes privés pour se prémunir.

En raison de l'explosion de la demande de sécurité les entreprises du secteur, grâce à l'exonération de charges vont donc pouvoir recruter au smic pour des métiers de surveillance ne nécessitant pas de diplômes ou de technicités particulières. Idem les fabricants d'alarmes et de dispositifs de sécurité.

Voilà comment Manuel Valls compte relancer la croissance, par l'insécurité engendrée par la réforme pénale qu'il va faire adopter avant juillet. Aout étant la pleine saison des cambriolages cela permettra d'alimenter le marché de la sécurité pour la rentrée de septembre 2014.

Si cela ne suffit pas il n'est pas exclut que dès septembre on est une proposition de loi famille avec PMA et GPA pour les couples homosexuels permettant de faire dégénérer des manifestations hostiles à ces dispositions et alimenter ainsi la peur des français et donc le besoin de sécurité.

Voilà, on a enfin trouvé où Manuel Valls allez chercher la croissance, dans l'insécurité, insécurité générée par la réforme pénale adoptée avant juillet 2014.

S'il y a un investissement à faire aujourd'hui c'est dans le secteur de la sécurité, secteur qui va exploser dès le mois de septembre 2014 avec les premiers résultats de la réforme pénale.
Les commentaires :
(gabdel):
Manuel Valls a précisé que cette réforme serait débattue au mois de juin 2014 soit après les européennes. En effet Manuel Valls ne veut pas que les français découvrent pendant le débat sur les européennes que Manuel Valls n'a jamais était un sécuritaire opposé à cette réforme et que sa soit disant réticence au projet n'était que de la communication pour amadouer les policiers. Surtout Manuel Valls ne veut pas louper l'ouverture de la chasse aux sacs des vieilles dames pour le mois de juillet 2014 pour occuper les jeunes désœuvrés et bien sur la pleine saison de racket à l'école dans les collèges et lycées de septembre qui s'annoncent prometteuses. En effet rappelons qu'avec cette réforme un jeune qui vole le sac d'une vieille dame ou qui racket d'autres jeunes risque au pire d'être condamné à rester chez lui à jouer à la console de jeu (la nouvelle peine de probation remplaçant la peine d'emprisonnement) ou pire qu'un agent de probation lui trouve un travail lui permettant ainsi de gagner de l'argent avant de pouvoir recommencer à voler ou racketter. C'est très dur comme sanction à l'image de la sanction infligée au repris de justice Harlem Désir condamné à rentrer dans le gouvernement Valls comme secrétaire d'Etat. Brrr ça fait peut...
 
N° 1073  :  "Il n'y a pas que les footballeurs parisiens qui ont perdu gros aujourd'hui :"
Par gabdel le 08/04/2014
Avec les annonces faites par Manuel Valls et la confiance votée par les députés les classes moyennes ont reçu, et c'est peu de dire, un véritable coup de massue sur la tête.

En effet elles savent désormais aujourd'hui elles qui vont financer la fausse politique de relance annoncée par Manuel Valls aujourd'hui.

Les comptes en sont pas difficiles à faire. Manuel Valls a annoncé une baisse des charges payées par les salariés pour les salariés touchant jusqu'à 1,3 % du SMIC soit 1879 euros. Autrement dit tous les salariés qui touchent plus de 1879 euros bruts par mois ne vont pas bénéficier d'une baisse des charges salariales donc d'une hausse de leur pouvoir d'achat. Compte tenu que le salaire moyen en France est de 2449 euros brut par mois, c'est donc une grande majorité des salariés qui ne va pas bénéficier de baisses de charges donc d'augmentation de pour voir d'achat.

En ce qui concerne l'impôt sur les revenus Manuel Valls a annoncé une baisse pour les salariés modestes. Autrement dit les même que ceux bénéficiant de la réduction de charges pour éviter qu'ils ne repayent en impôts ce qu'ils ont gagné. Et pour les autres ? Rien et donc la certitude qu'à minima leurs impôts ne vont pas baisser et même qu'il vont augmenter au nom de la justice sociale. Augmentation qui sera accompagnée d'une hausse des impôts locaux pour financer la baisse de 10 milliards des dotations aux collectivités.

Donc les classes moyennes, à savoir les salariés touchant plus de 1879 euros brut par mois vont payer pour tout le monde sans aucune contrepartie.

Mais les cadres ne sont pas les seuls grands perdants de cette politique. Ils ne sont pas les plus mal placés. Non les plus mal lotis ce sont les fonctionnaires territoriaux que l'on peu d'ors et déjà classé sur la liste des espèces en voie d'extinction.

Manuel Valls ne s'en est d'ailleurs pas caché. Il a annoncé la disparition de la moitié des régions pour 2016 et de la totalité des conseils départementaux pour 2021. Moins de collectivités c'est donc moins de fonctionnaires territoriaux.

C'est déjà lourd mais dans la réalité ce n'est rien lorsque l'on sait que Manuel Valls se garde bien d'annoncer la réalité et le détail des économies à faire avant les élections européennes. En effet prenant les français et les députés pour des imbéciles ils tentent de faire croire qu'à lui seul il va faire infléchir la Banque Centrale Européenne et l'obliger à baisser de 10 % la valeur de l'euro pour booster les exportations. Tout le monde sait que la BCE ne va jamais accepter cela ni même que la Commission Européenne va accepter que la France laisse filer ses déficits. On va le faire croire jusqu'aux européennes et puis on fera la loi de finance rectificative au mois de juillet.

Oui une fois que les socialistes auront sauvé les meubles aux européennes et qu'il n'y aura plus de risques de voir trop d'élus Front National au Parlement Européen alors seulement on donnera la réalité des énormes économies qui vont devoir être fait pour réduire les déficits et financer les "cadeaux" annoncés par Manuel Valls aujourd'hui.

Profitant alors du mois de juillet les députés pourront donc prendre les mesures d'économie que nécessite réellement la réduction des déficits et le financement des mesures programmés par le gouvernement, mesures qui tomberont comme une masse sur la majorité des français.

Du fait que Manuel Valls a annoncé les réductions de charges patronales (allant jusqu'à l'exonération pour les salariés au SMIC) pour le 01er janvier 2015 tout bon gestionnaire se doit de reporter tout recrutement ou passage de temps partiel à temps plein à cette date et ce pour payer le moins de charges possibles. Donc le chômage va encore se dégrader dans les mois à venir avec un pic à attendre pour les mois de septembre et octobre 2014, mois d'arrivée sur le marché du travail des diplômés de retour de vacances ou ayant finis leur dernier travail étudiant.

Comme le chômage va continuer à augmenter et les mesures en faveur des bas salaires non effectives la consommation des ménages va pur le moins stagner voir baisser. La croissance va donc automatiquement ralentir même avec l'effet de la croissance en zone euro.

Compte tenu du choc de la réalité des économies à faire qui seront annoncées et votées pendant l'été, on peut s'attendre à une rentrée 2014 particulièrement chaude en matière sociale.

Bien sur sauf si aux européennes les français se décident à renouveler la débâcle infligée aux socialistes...



Les commentaires :
 
N° 1072  :  "Valls annonce qu'il va s'en prendre aux classes moyennes et au caractère indivisible du territoire :"
Par gabdel le 08/04/2014
Pour faire bref il y a deux choses à retenir du discours de Manuel Valls :

1) Ce sont les classes moyennes (au-dessus de 2.500 euros brut de salaire mensuel) qui vont payer pour tout le monde. En effet le Premier Ministre n'a pas repris l'engagement de François Hollande sur une baisse des impôts sur les ménages en 2017. Il s'est d'ailleurs bien garder de parler de l'impôt sur le revenu et des impôts locaux. C'est donc que l'impôt sur le revenu et les impôts locaux des classes moyennes vont augmenter à nouveau et ce dès cette année par le biais d'une loi de finances rectificatives au mois de juillet 2013.

2) Manuel Valls veut supprimer l'unicité du territoire de la République pour la transformer en état fédéral à l'allemande, son modèle. Bien entendu il n'a pas employé le terme de fédéralisme au risque de se faire retourner dans leur tombe nos plus grands révolutionnaires. Non il a évoqué la suppression de tous les conseils départementaux, donc des départements et de la moitié des régions, régions auxquelles devront s'adapter les services de l'Etat (Préfecture et sous préfecture).

Voilà en peu de mots la politique de Manuel Valls :

1) une baisse des cotisations entreprises sur les bas salaires et des impôts des entreprises financées par l'impôt sur le revenu et les impôts locaux payées par les classes moyennes;

2) la fin de la République une et indivisible pour un Etat fédéral pouvant rapidement fusionner avec l'Allemagne.

Enfin il maintien la réforme pénale visant à supprimer les peines de prison pour les délinquants et la loi famille avec introduction de la PMA et légalisation des GPA pratiqués à l'étranger comme annoncé dans le rapport Théry publié ce jour.
Les commentaires :

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