N° 1675 : "Première victoire pour les opposants à la loi El Khomri : plus question de recours au 49.3 :"
Par gabdel le 22/02/2016
La ministre du Travail, Myriam El Khomri, a déclaré lundi à Mulhouse "ni souhaitable, ni nécessaire" le recours à l'article 49.3 (adoption d'un texte sans vote) sur son projet de réforme du code du travail, contesté à gauche et par les syndicats.
"Pour moi, le 49.3 n'est ni souhaitable ni nécessaire", a déclaré la ministre, dont de récentes déclarations avaient laissé penser que le gouvernement envisageait cette possibilité, déjà utilisée en 2015 sur la loi Macron. Elle a même ajouté avec la mauvaise foi qui la caractèrise ainsi que Manuel Valls qu'elle n'avait jamais parlé du 49.3.
C'est incontestablement une première victoire pour ceux qui ne veulent pas se faire "El Khromier" (c'est-à-dire virer comme un malpropre sans motif) ou être une épave physique à 40 ans.
Mais comme chacun sait que l'on ne peut absolument pas compter sur les députés socialistes pour imposer le retriat du texte des mesures "hallucinantes" qu'il contient (selon Jacques Attali himself) il faut pouruivre la mobilisation et signer la pétition : Loi travail : non merci !
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N° 1674 : "Le gouvernement lui même n'assume pas la loi sur le travail annoncé par El Khomri :"
Par gabdel le 22/02/2016
Face au succès de la pétition contre le projet de loi sur le travail lancée par Caroline De Hass
Le principe de cette page est simple, elle consiste à démentir tout ce qui fait ce projet de loi à savoir la possibilité donnée aux entreprises de déroger au temps de travail par un simple accord d'entreprise.
Ainsi sur cette page on peut lire :
"Avec le projet de loi, les salariés devront travailler 60 heures par semaine."
La durée maximale hebdomadaire restera fixée à 48 heures par semaine, comme aujourd’hui. Il ne sera donc pas possible de dépasser 48 heures par accord collectif. En cas de circonstances exceptionnelles, il sera possible demain comme aujourd’hui d’y déroger, pour une durée limitée, dans la limite de 60 heures par semaine, et uniquement sur autorisation de l’inspecteur du travail, comme aujourd’hui. Cette règle n’est aujourd’hui mobilisée que dans des situations très exceptionnelles (réparation navale), et fait l’objet ensuite de journées de récupération ou de majorations salariales très favorables.
Mais ce que ne dit pas le gouvernement c'est que les dérogations en questions pourront être décidées sur simple accord d'entreprise seule apte à décider ce que sont les "circonstances exceptionnelles" et surtout de la durée des dites circonstances.
C'est bien simple en lisant la page du site du gouvernement on vous écrit que rien ne change et donc qu'il n'y a pas de projet de loi !
Sur le plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif c'est une mesure qui ne sert à rien les salariés licenciés abusivement devant toucher autant qu'avant :
"Le plafonnement des indemnités prud’homales va priver les salariés de leurs voies de recours. Les employeurs qui enfreignent la loi ne seront plus sanctionnés…"
Les plafonds d’indemnités dans le projet de loi, qui vont de trois mois à quinze mois de salaires selon l’ancienneté du salariés, sont tout à fait en phase avec les moyennes des indemnités actuellement prononcées par le juge. Il n’y a donc aucune régression : les salariés licenciés abusivement ne seront pas indemnisés demain moins qu’aujourd’hui.
Bilan si on en croit le gouvernement on s'amuse à faire des lois qui ne changent rien et donc ne servent à rien !
Franchement pas très sérieux comme réponse surtout quand François Hollande ne cesse dire que ce texte est fondamental car il change la philosophie de notre droit du travail.
Si au moins ce gouvernement pouvez arrêter de se ridiculiser autant...
Les commentaires :
(gustave):
Avec sa com le gouvernement confond les "Lapins crétins" avec les "Français crétins" quoi que pour certains ça marche !
N° 1673 : "Renaud au secours d'El Khomri :"
Par gustave le 21/02/2016
Le licenciement sans motif contre une indemnité dérisoire étant devenue une valeur de gauche les amis de la compagne de François Hollande (Julie Gayetà ont proposé au grand poète de gauche Renaud de venir au secours d'El Khomri.
Et ce dernier a donc donné son accord à El Khomri pour que les paroles de "Marche à l'ombre" (bientôt enseigné dans les lycées) deviennent les termes de la nouvelle lettre de licenciement voulu par les socialistes. Cela donnera donc :
" Toi, tu m'fous les glandes, pi t'as rien à foutre dans mon monde, arrache-toi d'là, t'es pas d'ma bande, casse-toi, tu pues, et marche à l'ombre !"
Par ailleurs il a été demandé aux associations proches du parti socialiste de préparer la riposte avec des badges : "Le linciement c'est dans le vent" et des T-shirts : "Je licencie je suis El Khomri".
Les cadres du parti socialiste ne restent pas inactif et préparent les thèmes de campagne pour la primaire de gauche de 2017 :
- de 60h à 90 heures de travail par semaine il n'y a qu'un pas;
- on est toujours jeune à 80 ans et on peut donc continuer à travailler;
- le salaire doit être fixé librement sans aucune référence à un quelconque salaire minimum;
- la culture et les loisirs nuisent à la santé.
Vive la gauche !
Les commentaires :
N° 1672 : "Le El Khomrixit c'est maintenant :"
Par gabdel le 21/02/2016
Alors que sous Nicolas Sarkozy la mode était aux "grenelle" (de l'environnement, de l'éducation, de la médecine, de la choucroute, des fausses factures etc...) sous François Hollande la mode est au "xit" : (grexit, brexit, daeshxit, notre-dame-des-landesxit, démocratiexit, corsexit, calaisxit, taxixit, agriculturexit) autrement dit la volonté d'exclure ou d'éviter que ne parte tout ou partie d'un territoire ou d'une population.
Aujourd'hui nous vivons un "socialxit" organisé par le dictateur de fait François Hollande ( qui ne reste au pouvoir que grâce à l'état d'urgence, le 49-3 et la lâcheté avérée des parlementaires socialistes et dont le JDD écrit aujourd'hui qu'il mécontente 81 % des français) qui a décidé de détruire l'ensemble des droits sociaux acquis de haute lutte par nos parents pour nous faire replonger au 19è siècle avec son projet de loi sur la semaine des 60 heures et le licenciement pour tous.
Ne pouvant pas compter sur les parlementaires socialistes (qui ne pensent qu'à ne pas perdre l'investiture de leur parti aux futures élections pour profiter de l'argent du contribuable pour financer leur campagne et se faire réélire) pour se défendre les français doivent donc se mobiliser pour éviter ce socialxit.
Mais comment se défendre alors que François Hollande a délibérément choisit de nommer une femme d'origine étrangère au ministère du travail (comme il avait nommé une femme noire à la justice pour accuser tous les opposants au mariage pour tous de machiste et de raciste) sans être accusé de machisme et de racisme ?
Et bien la solution existe au-travers de la pétition "Loi Travail, non merci !" mis en ligne par une féministe convaincue et pro étranger appartenant à la CFDT :
Non seulement on évite ainsi les accusations de machisme et de racisme mais on relèvera la modernité du procédé : pétition en ligne et page facebook ( https://www.facebook.com/loitravailnonmercihttps://www.facebook.com/loitravailnonmerci ) pour une organisation syndicale (la CGT) régulièrement accusée de "ringardise" par les partisans du "réformisme" qui ne font que de précariser de plus en plus l'ensemble des salariés tout en maintenant un chômage de masse en constante augmentation.
Oui le "El Khomrixit" c'est maintenant. Maintenant avant que ceux qui seront licenciés demain avec des droits au chômage réduits ne viennent augmenter le nombre de précaires et de pauvres qui ne cessent d'augmenter en France.
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N° 1671 : "Déréglementation du temps de travail : comprendre l'effroi éprouvé par Jacques Attali :"
Par gabdel le 19/02/2016
Jacques Attali (l'un des maîtres à penser de notre temps et écouter par les gouvernants de tout bord politique) dénonce lui aussi le projet de loi d'El Khomri dans lequel il trouve des choses hallucinantes. Tel est le cas quand à la possibilité donnée aux entreprises de faire travailler leurs salariés 12 heures par jour et 60 heures par semaines.
En effet le projet de loi autorise les entreprises à négocier avec les syndicats de l'entreprise la possibilité de faire travailler les salariés de l'entreprise 12 heures par jour et 60 heures par semaine en contrepartie d'une majoration minimale de salaire et la prise en charge du trajet domicile-travail à vélo. Si un ou des syndicats représentants 50 % de l'effectif l'accord est signé et la salarié qui ne peut pour des raisons d'age ou de santé suivre ce rythme est licencié sans contestation possible. Si les syndicats ne sont pas d'accord mais au moins un syndicat représentant au moins 30 % des salariés est d'accord il sera alors possible de faire voter les salariés de l'entreprise sur l'accord. Si la majorité des salariés est d'accord alors on applique l'accord et on licencie celui qui ne peut pas suivre.
Le problème, et c'est ce que dénonce Jacques Attali, c'est que travailler 12 heures par jours et 60 heures par semaines ce n'est pas du tout ma même chose si l'on est cadre ou administratif ou ouvrier. Comme vient de le publier l'INSEE il est bon de rappeler qu'un cadre à une espérance de vie supérieur de plus de 6 ans à un ouvrier. Seulement, et comme cela c'est passé chez Smart, les cadres et administratifs votent pour ce type d'accord et les ouvriers contre. Et dès lors la majorité constituée des cadres, administratifs et ouvriers inconscients l'emporte au détriment de la majorité des ouvriers qui va devoir subir physiquement cette cadence infernale.
Là où le projet de loi en devient même criminel et absurde c'est quand il prévoit qu'il sera possible de faire de même avec les apprentis, ceux-ci pouvant être contraint de travailler jusqu'à 10 heures par jour et 40 heures par semaine.
Absurde quand dans le même temps on souhaite développer l'apprentissage pour les jeunes car quel parent va pousser son enfant à devenir apprenti et détruit physiquement à 40 ans ? Comment persuader les jeunes de devenir apprenti dans de telles conditions quand on sait que déjà aujourd'hui un jeune sur trois ne va pas au bout de son contrat d'apprentissage ?
Comme le dit Jacques Attali permettre de contraindre les salariés à travailler 12 heures par jour et 60h par semaine sous peine de licenciement sans tenir compte de la différence de pénibilité entre les métiers et les postes c'est aberrant, hallucinant.
Ce qu'oublie de dire Jacques Attali c'est que cette proposition est même abjecte si on considère qu'elle est faite par ceux qui se prétendent comme les héritiers de Léon Blum, Jean Auroux ou Pierre Mauroy et qui se font élire en faisant croire qu'ils sont de gauche...
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N° 1670 : "Manuel Valls a tué François Hollande en évoquant le 49-3 :"
Par gabdel le 19/02/2016
Les proches de François Hollande l'avait pourtant prévenu qu'il fallait qu'ils remplace Manuel Valls comme Premier Ministre, celui-ci ayant annoncé vouloir planter Hollande en 2017 pour mieux se présenter lui en 2022.
François Hollande n'a pas écouté et Manuel Valls n'a pas tardé pour mettre son plan à exécution. Ainsi a t il organisé la révélation de l'avant projet de loi sur le marché du travail et dicté à Myryam El Khomri le fait que cette loi serait adoptée par le biais de l'article 49-3 de la Constitution donc en passant outre les parlementaires socialistes, verts et de gauche.
En procédant ainsi Manuel Valls a, d'une part, gommé le faible apport du remaniement voulu par François Hollande. En effet ce remaniement été sensé procéder d'un rapprochement avec les verts et la gauche mais l'annonce du recours au 49-3 a ruiné cette tentative de rapprochement. François Hollande est désormais coupable de vouloir imposer à la gauche la casse de la protection sociale des salariés.
D'autre part Manuel Valls s'est assuré que la réforme ne soit pas adoptée en l'état et qu'elle traine en longueur dans le but de dissuader les entreprises de recruter. En effet le pire qu'il puisse arriver pour Manuel Valls s'est que le chômage baisse réellement donnant ainsi une chance à François Hollande d'être réélu ce que Manuel Valls ne veux pas. Il veux absolument se présenter en 2017 comme opposant dun Président de droite usé par 5 ans d'exercice du pouvoir.
Surtout que pendant ce temps Manuel Valls se garde bien d'alerter François Hollande sur le problème du financement du RSA par les Conseils Départementaux et l'impact que celui-ci va avoir sur le nombre de demandeurs d'emplois.
En effet de plus en plus de Conseils Départementaux n'ont plus d'argent pour payer les allcataires du RSA. Ils demandent donc à l'Etat une rallonge budgétaire sous peine de conditionner le versement du RSA à l'inscription de chaque allocataire à Pôle Emploi même ceux inaptes au travail. Une véritable bombre à venir sur les chiffres du chômage et ce d'autant plus que la future convention relative à l'assurance chômage va augmenter le nombre d'allocataires du RSA. La baisse de la durée d'indemnisation des demandeurs d'emplois va automatiquement entrainé une hausse de demandeurs d'emplois en fin de droits contraints de demander le RSA pour vivre.
Donc Valls a définitivement tué François Hollande par sa mise en scène de l'annonce de l'avant projet de loi sur le travail. Il a en effet dissuadé les entreprises de recruter puisqu'elles savent maintenant que le texte ne sera pas voté en l'état et qu'il mettra du temps surtout à être voté. Vote qui, dans tous les cas, fera des déçus qui viendront alimenter les anti-Hollande.
Hollande a commis une erreur en gardant Valls à Matignon. Et il n'a pas fini de le regretter.
Les commentaires :
N° 1669 : "La barême pour licenciement abusif prévu dans l'avant projet de loi :"
Par gabdel le 18/02/2016
Voici l'intégralité de l'ignoble barême légalisant le licenciement abusif tel qu'inscrit dans l'avant projet de loi d'El Khomri :
Le second alinéa de l’article L. 1235-3 est remplacé par huit alinéas ainsi rédigés:
Si l’une ou l’autre des parties refuse cette réintégration, le juge octroie au salarié une indemnité à la charge de l’employeur, qui ne peut dépasser:
1° Si l’ancienneté du salarié dans l’entreprise est inférieure à deux ans: trois mois de salaire ;
2° Si l’ancienneté du salarié dans l’entreprise est d’au moins deux ans et de moins de cinq ans : six mois de salaire ;
3° Si l’ancienneté du salarié dans l’entreprise est d’au moins cinq ans et de moins de dix ans : neuf mois de salaire ;
4° Sil’ancienneté du salarié dans l’entreprise est d’au moins dix ans et de moins de vingt ans : douze mois de salaire ;
5° Si l’ancienneté du salarié dans l’entreprise est d’au moins vingt ans : quinze mois de salaire.
Les commentaires :
(orlando):
et c'est même trop !
moi si me plante, j'ai le droit à rien du tout ! ni prime de départ, ni chomage
le salarié , lui touche une "prime " de départ et a droit au chomage !
pour les boites qui fon 1000000000000 de ca, je veux bien, mais moi le petit avec 1 ou 2 salaries, j'ai pas un rond..
(gabdel):
On est bien d'accord que cette réforme du droit du travail n'est pas du tout faite pour les TPE et PME qui vont, de toute façon, être totalement dissuadée de recruter avec la mise en place du Compte Personnel d'Activité qui suppose enore et toujours de remplir des questionnaires incompréhensibles sur des sites internets non séccurisés et des entretiens individuels.
Mais rappelons qu'un salarié qui part d'une entreprise n'a le droit à rien. En effet si un salarié démissionne il n'a pas droit à une prime ou une indemnisation chômage. Ce n'est que lorsque l'on fait partir un salarié contre sa volonté que l'employeur doit lui verser une indmenité de départ. Ensuite ne pas oublier que le montant et la durée des allocations chômages vont être très fortement réduites avec la nouvelle convention d'assurance cjômage.
Mais nous sommes d'accord que pour les TPE cela ne change rien et c'est le MEDEF uniquement qui rédige le nouveau Code du Travail.