N° 1689 : "Manuel Valls avait promis une évacuation sans violence à Calais :"
Par gabdel le 29/02/2016
Et c'est exactement l'inverse qui c'est produit. Malgré les promesses de l'exécutif c'est bien à coup de canon à eau et de gaz lacrymogène que l'on a fait s'enfuir les migrants de Calais. S'enfuir dans les bois alentours contraint de vivre un peu plus comme des animaux et ce sous les ordres de la gauche au pouvoir.
Cette démonstration de force digne des dictatures chilienne ou argentine d'avant la démocratie montre que les jeunes on bien raison de ne plu croire dans les prétendus élus de gauche et de se décider à descendre dans la rue, enfin, pour éviter d'être exploité comme des esclaves puis licenciés comme des malpropres à 40 ans.
Leurs ainés l'on fait souvent. Bien sur on parle des 10 ans du CPE et du CNE mais il faut se souvenir aussi de 1986 et le projet de loi Devaquet. Ce fameux projet qui prévoyait une sélection à l'entrée des universités et contre lequel toute la jeunesse s'est battue.
La différence entre hier et aujourd'hui ? Aujourd'hui les jeunes ne doivent pas se battre contre la droite rétrograde au pouvoir mais contre la gauche, ou plutôt contre une gauche dévoyée et caviarisée qui a vendue son âme à la finance et au MEDEF engendrant des monstres incestueux comme Valls ou Macron clamant qu'ils sont de gauche mais dont les poches dégoulinent des enveloppes reçues de Bruxelles et du MEDEF.
Tous ces hommes et femmes au pouvoir qui ont fait leur carrière bien au chaud avec la sécurité de l'emploi offert par le statut de fonctionnaires ou les emplois fictifs de conseillers de tel ou tel personnalité politique.
Alors debout les jeunes le combat pour votre avenir commence. Surtout ne vous laissez pas avoir par les promesses des menteurs professionnels comme les migrants de Calais et les associations humanitaires viennent, encore une fois, d'en faire la cruelle expérience.
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N° 1688 : "Ce sont bien les jeunes socialistes qui seront dans la rue le 09 mars contre la loi El-Khomri !"
Par gabdel le 29/02/2016
" Depuis quelques jours, beaucoup de tribunes, de pétitions, d’appels, de collectifs, de rassemblements et de débats spontanés montrent que la gauche est en ébullition. On la croyait sous le choc des offensives violentes venues des siens, qui remettaient en cause des années d’histoire et les raisons profondes de l’engagement de chacun. La gauche sait encore s’indigner et débattre, tant mieux !
Beaucoup parlent de rupture, et les motifs sont nombreux, tant la politique gouvernementale déstabilise l’équilibre historique entre la gauche d’adaptation sociale au libéralisme et celle de transformation de la société. C’est cette synthèse qui a permis pendant des années à la gauche de se rassembler, pour gagner les élections et agir sur le réel. Sans ce compromis, la gauche est balayée. Ceux qui proclament qu’il existe deux gauches irréconciliables la condamnent à sa disparition électorale et de son déclin politique.
La prochaine élection présidentielle peut en être l’illustration. Si la gauche se fracture dans la durée, elle perdra, car jamais l’extrême droite n’a été aussi forte dans les urnes et les esprits, et la droite profite déjà de l’impopularité de la gauche au pouvoir. Mais avant d’être une cause de défaite, la division est une conséquence. C’est la conséquence d’une politique qui ne garantit plus le compromis, la synthèse et donc le rassemblement.
Si nous voulons que la gauche puisse se rassembler et gagner en 2017, il faut créer les conditions de ce compromis.
"Comment pouvons-nous être crédible en faisant au pouvoir ce que nous combattions dans l’opposition ?"
Il est urgent de stopper la dérive libérale, la surenchère sécuritaire et identitaire, dans les mots et dans les actes. Aucun compromis n’est possible sur la base de projets et de discours qui sont empruntés à des familles politiques que nous combattons. Voilà pourquoi la remise en cause du Code du travail marque une volonté de rupture, tout comme l’est l'extension de la déchéance de nationalité. Dans ces deux cas, le débat ne porte pas sur des nuances ou des curseurs, mais sur ce qui touche aux fondements de notre histoire et de nos combats les plus récents.
Comment pouvons-nous être crédibles en faisant au pouvoir ce que nous combattions dans l’opposition ? La politique peut être simple et claire quand les conceptions antagonistes se font face et débattent. Reprendre les mots et les concepts de l’adversaire, choisir son terrain d’analyse et de présupposés, c’est donner le sentiment que la seule différence entre la gauche et la droite réside dans des postures.
Ce qui fait battre le cœur de la gauche, c’est l’aspiration à l’égalité. Tout découle de l’égalité ! C’est la condition de la liberté, de l’émancipation, de la solidarité et du progrès. Voilà la priorité.
"Ce qui est moderne, ce n’est pas de faire régresser des droits qui protègent les plus faibles au quotidien"
Affirmer l’obsession de l’égalité, c’est choisir de ne plus proclamer sur une tonalité martiale l’attachement à la République, mais en faire vivre les valeurs dans le quotidien concret de chacune et de chacun, en luttant contre les discriminations, le sexisme, en combattant la pauvreté, les inégalités et les injustices. Affirmer l’obsession de l’égalité, c’est refuser que la question identitaire prime sur la question sociale.
Il est de bon ton de se disputer l’appellation de moderne et de rejeter sur d’autres l’anathème de l’archaïsme. Cette dispute est elle-même un bel exemple d’archaïsme. Ce qui est moderne, ce n’est pas de faire régresser des droits qui protègent les plus faibles au quotidien, ce n’est pas de s’inspirer des politiques néolibérales des années 80, ce n’est pas non plus de répondre à la demande d’ordre par la course aux discours sécuritaires et anxiogènes. Ce qui est moderne, c’est de penser le monde de l’après-croissance, de la société du temps libéré qui partage le temps de travail et les richesses, qui adapte son droit aux nouvelles souffrances au travail et qui garantit à tous de vivre au-dessus du seuil de pauvreté, et aux jeunes de conquérir leur autonomie. Ce qui est moderne, c’est de penser ce qui nous est commun, de le préserver.
"Une primaire est un bon instrument"
Le compromis qui peut permettre de l’emporter oblige à une nouvelle méthode. La démocratie n’est pas qu’un moyen, c’est une fin en soi. La façon dont nous faisons de la politique est périmée, elle a besoin d’air. Au-delà du renouvellement nécessaire des générations et des pratiques, c’est aussi à une autre conception de la politique, de l’implication citoyenne, de la place du mouvement social qu’il faut s’atteler.
Quand la gauche ne débat pas, ses divisions sont insurmontables. Une primaire est un bon instrument pour entamer ce travail de rénovation, et de remise en cause des institutions sclérosées de la Vème République. Elle offrirait des débats populaires, et un rassemblement final salutaire. Aujourd'hui, seul un espace de confrontation claire et assumée, devant tous ses électeurs, peut permettre de donner une nouvelle vie à la gauche et de reprendre pied dans la bataille des idées face à la droite et à l'extrême droite. Dans toute cette agitation, nous pouvons trouver une source d'optimisme : la gauche est bien vivante !"
Benjamin Lucas, président du Mouvement des jeunes socialistes (Source Franctvinfo )
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N° 1687 : "Loi travail : surtout ne pas relacher la mobilisation :"
Par gabdel le 29/02/2016
Manuel Valls vient donc d'annoncer le report de 15 jours de la présentation du projet de loi El Khomri dans le but de faire retomber la mobilisation du peuple qui se fait en dehors des partis et syndicats par le biais d'internet.
Surtout que cette annonce ne tempère pas les ardeurs de ceux qui se mobilisent car on sait ce que Manuel Valls prépare. Il prépare deux ou trois modifications mineures, à la marge du texte, dans le but de convaincre la CFDT (dont Laurent Berger aura lui aussi reçu des gages d'un "recasage" dans un poste plus huppé après son mandat) et de faire adopter le texte quand même en rétablissant par voie d'amendements certaines mesures pétendument abandonnées. C'est à coup sur ce qui sera fait notamment pour le barême des indemnités pour licenciement abusif qui sera rétabli au cours de la discussion parlementaire.
Alors si les français et les salariés ne veulent pas être comme les agriculteurs avec la FNSEA, c'est-à-dire dépourvus de toute défense réelle de leurs intérêts et bien surtout qu'ils ne cessent pas la mobilisation et qu'ils continuent de voter en masse la pétition et descendent dans la rue le 9 mars :
Pierre Jacquemin conseiller de Myriam El Khomri démissionne pour dénoncer la droitisation de la politique du gouvernement :
«En réalité, la politique du ministère du Travail se décide ailleurs, à Matignon. C'est le Premier ministre qui donne le ton. Après le rapport Combrexelle, Myriam El Khomri avait pourtant une grande ambition. Elle a mené une concertation fructueuse avec les partenaires sociaux, qui a débouché sur de réelles avancées. Malheureusement, aucune de ces avancées n'apparaît dans le projet de loi final.» (Pierre Jacquemin. Source Libération.fr).
Après l'annonce du retrait de Martine Aubry et de ses alliés de la direction du Parti Socialiste c'est bient un pan entier des socialistes qui quittent le giron de la majorité.
N° 1686 : "Agriculteurs, taxis, salariés, notaires, coiffeurs, plombiers : la pauvreté pour tous :"
Par gabdel le 29/02/2016
Après la contestation musclée des taxis et la désespoir des éleveurs ce sont aujourd'hui les notaires que l'on assassine en revoyant à la baisse leur rémunération. Demains ce sont les avocats, les salariés, les coiffeurs, les plombiers et l'ensemble des artisans et professions libérales qui seront touchés par les lois Noe et El Khomri.
Incontestablement le gouvernement mène une politique d'appauvrissement de l'ensemble de la population et espère ainsi générer de la croissance ...
C'est bien entendu illusoire et c'est ce qui explique que les entreprises, pourtant les grandes bénéficiaires de la politique libérale de Manuel Valls, ne recrutent pas et n'investissent pas.
Ce n'est quand même pas faute de comprendre. Pour que les entreprises recrutent et investissent il n'est absolument pas nécessaire de réformer le droit du travail ou baisser encore et toujours les charges. Il faut en revanche que les entreprises croient en l'évolution de la conjoncture à court et moyen terme. Qu'elles engrangent des contrats et commandes et sont persuadés que cela va continuer.
Mais, et c'est ce qui se passe actuellement, les chefs d'entreprise constatent l'appauvrissement de l'ensemble de le population menée par le gouvernement et anticipe sur une baisse des contrats et commandes à court et moyen terme. C'est ainsi que selon une étude d'Opinion Way menée pour le compte de CCI France / La Tribune / Europe 1: seuls 13 % des patrons interrogés se disent confiants en ce qui concerne les perspectives de l'économie française dans les 12 mois à venir. Preuve que les entreprises anticipent un ralentissement de la consommation liée à la politique d'appauvrissement généralisé menée par Manuel Valls.
Pauvreté et précarité sont les deux fondements de la politique du gouvernement de droite Valls-Macron au nom de la compétitivité des entreprises. Mais les entreprises ne veulent pas d'une compétitivité mortifère car basée sur l'appauvrissement et la précarisation de leurs clients, autrement dit de l'ensemble des français.
Avec Valls-Macron c'est la pauvreté et la précarité pour tous.
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N° 1685 : "Martine Aubry quitte enfin la direction du Parti Socialiste :"
Par gabdel le 28/02/2016
Martine Aubry vient donc d'annoncer son retrait, ainsi que celui de ses proches, de la direction du parti socialiste actant ainsi, enfin, la rupture au sein du parti socialiste.
Ce faisant et contrairement à ce que certains écriront elle ne donne de coup de poignard dans le dos à personne, elle ne trahit personne et surtout pas son camp. En réalité elle est logique et cohérente face à un parti qui a fait de la politique libérale de Valls et Macron sa seule politique.
Reste maintenant aux autres élus socialistes réellement de gauche à la rejoindre. Les "frondeurs" doivent se décider à quitter le groupe parlementaire du parti socialiste pour créer leur propre groupe. Un parti avec deux groupes différents du jamais vue ? Désolé l'UMP l'a fait il n'y a pas si longtemps quand Copé et Fillon se disputait le tête du parti.
Donc il est tout à fait possible oui que les "frondeurs" quittent le groupe socialiste de l'assemblée pour éviter ainsi la perte définitive de la gauche et le passage du parti socialiste sous pavillon de droite.
La loi El Khomri est une insulte à l'ensemble de la gauche et plus particulièrement à ceux qui, comme Martine Aubry, ont cru et croient encore dans le partage du travail et les 35 heures, soit la possibilité de réduire le chômage sans revenir sur l'ensemble des acquis sociaux.
C'est donc tout à fait légitime que Martine Aubry se retire de la direction d'un parti qui passe définitivement à droite. Comme on dit chez Martine Aubry : "Dans le cochon tout est bon, dans le Macron tout est con".
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N° 1684 : "Serge Aurier et l'ensemble des footballeurs professionnels ont intérêt à signer la pétition contre la loi El Khomri :"
Par gabdel le 28/02/2016
Au moment où François Hollande mets en avant son bellâtre (qui plait tant physiquement aux femmes et même à certains hommes), Emmanuel Macron, pour tenter de calmer la fronde anti El Khomri, l'actualité sportive s'invite dans le débat avec l'exemple de Serge Aurier footballeur du Paris Saint Germain.
En effet Mr Serge Aurier est un footballeur professionnel salarié en contrat à durée déterminée de la SA à conseil d'administration PARIS SAINT-GERMAIN FOOTBALL dont le siège social est au 24 RUE DU COMMANDANT GUILBAUD 75016 PARIS et dont le chiffre d'affaires 2014 a été de442 237 300,00 € (un peu plus de 442 millions d'euros).
Mr Serge Aurier a tenu des propos injurieux à l'encontre de son entraineur et supérieur hiérarchique Laurent Blanc et de certains de ses collègues de travail (dont l'cône Zlatan Ibrahimović) dans une vidéeo diffusée sur le réseau social Périscope.
Suite à la diffusion de cette vidéo le salarié est mis à pied à titre conservatoire.
Ces faits déclenchent une vague d'indignation chez les amateurs de football et même au-delà de nombreuses voix s'élevant pour le licenciement pour faute de Mr Serge Aurier. Son comportement étant jugé indigne notamment du fait de l'importance de sa rémunération qui lui est versée chaque mois.
Au terme de la procédure disciplinaire non seulement Mr Serge Aurier n'est pas licencié mais il n'est sanctionné que d'une mise à l'écart de l'équipe première jusqu'au 20 mars date à laquelle il sera réintégrée à la dite équipe première. Sanction modeste compte tenu qu'elle ne suspend pas le versement du salaire au salarié.
Interrogé sur la modestie de cette sanction Laurent Blanc, entraineur du Paris Saint Germain et supérieur hiérarchique du salarié précise : " C'est un cas difficile","Il y a une difficulté supplémentaire, c'est être en accord avec les lois du travail. La décision prise est la plus adaptée à la situation. Tout le monde a dû être consulté. C'est un sujet qui concerne le club et c'était au club de donner sa décision. Je la partage".
Autrement dit si Serge Aurier n'a pas été sanctionné plus durement et notamment licencié c'est grâce aux dispositions protectrices du Code du Travail notamment en matière de licenciement.
Et ou. Un salarié qui dérape occasionnellement sur internet ou un réseau social et qui s'excuse publiquement le lendemain ne peut pas être licencié pour faute. Le licenciement serait une sanction disproportionnée et serait annulée par le Conseil des Prud'hommes.
Voilà une bonne nouvelle pour l'ensemble des salariés de France. Un simple dérapage occasionnel sur internet ou un réseau social suivie d'excuses faite sur le même support ou un support identique ne permet ne constitue pas une faute susceptible de justifier le licenciement du salarié.
Mais cette bonne nouvelle disparait si la loi El Khomri est adoptée telle qu'elle est présentée aujourd'hui.
En effet la loi El Khomri légalise le licenciement de n'importe quel salarié sans motif à la simple condition de verser à celui-ci une indemnité dont le montant varie en fonction de l'ancienneté du salarié.
Si on reprend l'exemple de Mr Serge Aurier si celui-ci ne pouvait pas être licencié pour faute du fait de son comportement il pourra, si la loi est adoptée, être licencié sans motif moyennant le paiement d'une indemnité égale à 3 mois de salaires (puisqu'il a moins de 2 ansd'ancienneté). Somme dérisoire pour une société, le Paris Saint Germain, qui réalise un chiffre d'affaires de plus de 400 millions d'euros.
De même un salarié qui peut être licencié sans motif ne peut se permettre de contester une sanction manifestement disproportionnée et il sera donc possible demain de suspendre sans salaire un joueur(salarié) pour une durée de plusieurs mois.
L'avenir nous dira si la loi El Khomri est adoptée en l'état avec le plafonnement des indemnités en cas de licenciement abusif. De même si le Paris Saint Germain parvient à se qualfier pour les quarts de finals de la Ligue des Champions. Si c'est le cas Laurent Blanc sera peut être très heureux de pouvoir compter sur Serge Aurier pour tenter de battre le FC Barcelone, le Real de Madrid, le Bayern de Munich ou Manchester City. Et si, par bonheur, le Paris Saint Germain gagne la Ligue des Champions notamment grâce aux prestations de Serge Aurier alors le Qatar adoptera le Code du Travail français pour l'appliquer chez lui...
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N° 1683 : "Le mouvement des Jeunes Socialistes est opposé au projet d'El Khomri :"
Par gabdel le 26/02/2016
Les militants du parti socialiste qui s'opposent au gouvernement prétendument socialiste de Manuel Valls et qui descendent dans la rue pour se faire entendre et bien ce n'est plus une fiction. C'est aujourd'hui une réalité.
En effet les Jeunes Socialistes, partie intégrante du Parti Socialiste, s'opposent ouvertement au projet de loi d'El Khomri. Ainsi on peut lire sur leur site :
" Le Gouvernement doit entendre la mobilisation contre la loi travail.
Les Jeunes Socialistes se félicitent de la mobilisation contre le projet de réforme du droit du travail, qui s’est manifestée par une vague massive de signatures de pétitions, mais aussi par la réunion de l’intersyndicale et la demande conjointe de neuf organisations du retrait du plafonnement des indemnités prud’homales. Ce plafonnement s’apparente à une incitation à licencier sans risque, puisqu’il permet d’en anticiper le coût pour l’employeur.
Les Jeunes Socialistes ont toujours été au cœur du mouvement social et considèrent que la gauche au pouvoir ne peut pas se couper de la société engagée et de ceux qui ont fait sa victoire de 2012. Voilà pourquoi ils s’inscriront dans les mobilisations contre cette réforme qui contrevient à l’histoire et à l’identité de la gauche, parce qu’elle elle est inspirée par une conception libérale de l’économie, et sera inefficace dans la lutte contre le chômage car facilitant les licenciements.
Pire, cette réforme si elle était adoptée marquerait une régression considérable pour la protection des salariés et fragiliserait les jeunes.
Pour François Hollande qui a toujours misé sur la jeunesse pour se faire élire c'est un désaveu de taille et un risque majeur de perte de son électorat en vue de 2017.
Il est clair d'ailleurs que le gouvernement Valls et nombre de députés socialistes ont pedu le contact avec les jeunes et que ce décrochage peut être fatal pour eux en vue des élections futures. En effet comment imaginer que les jeunes qui vont descendre dans la rue au mois de mars 2016 voteront socialiste en avril - mai 2017 puis aux législatives si le texte n'est pas retiré ou sensiblement modifié ?
Les socialistes contre les socialistes. Les jeunes contre les cadres gavés d'avantages en nature tel est la réalité du parti socialiste aujourd'hui.
Attention on touche au combre du ridicule avec Dominique Reynié du parti Les Républicains qui a lancé une petition en faveur de la loi travail d'El Khomri avec comme signataires Pierre GATTAZ (Président du MEDEF) et Laurence PARISOT (ancienne Présidente du MEDEF) !
Les socialistes dans la rue et les Républicains et le MEDEF qui soutiennent Valls et El Khomri, il y a comme un bug... Sous qu'elle étiquette il veut se présenter François Hollande ? Socialiste ou Républicain ?