N° 1738 : "Conseil Départemental du Nord : de l'augmentation des indemnités des élus à la hausse de 69 euros de la taxe foncière :"
Par gabdel le 13/04/2016
Au moment où les projecteurs sont braqués sur la Conseil Départemental du Nord et son Président, Jean René Lecerf, il est bon de rappeler aux français le coût de l'élection d'un élu Républicain (ex UMP) à la tête d'une institution.
C'est simple. A chaque élection d'un élu Républicain il y a l'augmentation de l'indemnité des élus suivie, inévitablement, par des mesures d'économies et des hausses d'impôts.
Jean René Lecerf élu à la tête du Conseil Départemental du Nord a suivie cette logique à la lettre. A peine élu en effet sa première décision a consisté à augmenter de 200 euros l'indemnité versée à chaque membre élu du Conseil en décrétant que, dorénavant, ils faisaient tous partie de la Commission Permanente. Lui même s'est adjugé l'indemnité maximale et déclare ne percevoir que 4.500 euros net par mois.
Une fois cette décision prise Jean René Lecerf s'est donc attaqué aux économies à faire pour honorer son engagement électoral de ne pas augmenter les impôts locaux. Il s'en est pris ainsi en premier lieu aux pompiers car pour les Républicains les pompiers ne servent à rien.
Le résultat de cette politique et de cette gestion est, aujourd'hui, un département qui est sur le point de passer sous la tutelle de l'Etat et, surtout, une augmentation de 69 euros de la taxe foncière pour l'ensemble des habitants du département malgré une hausse du temps de travail de 33 à 35 heures par semaine des agents territoriaux.
Donc toujours le même processus. On augmente l'indemnité des élus et on fait des économies et on augmente les impôts pour compenser cette hausse.
Xavier Bertrand, élu Républicain de la région technocratique "Haut de France", fait exactement la même chose en s'augmentant de 4.000 euros par mois.
Elire un Républicain à une fonction à un coût. Pour les habitant du département du Nord c'est 69 euros de hausse de la taxe foncière pour la seule année 2016.
Un grand merci à tous ceux qui ont voté et appelé à voté "Républicain" aux élections départementales et régionales par peur d'avoir des élus Front National (coucou la Voix du Nord). C'est grâce à eux qu'il faut payer aujourd'hui.
Les commentaires :
N° 1737 : ""Dialogues citoyens" : parodie télévisée pour petit dictateur :"
Par gabdel le 12/04/2016
François Hollande, alias "Moi Président", est aujourd'hui un petit dictateur aux abois qui tente, comme Bachar El-Assad ou Abdelaziz Bouteflika (que Manuel Valls vient de consulter sur cette question), de rester au pouvoir.
Pour ce faire il a donc décidé de faire une émission télévisée ce jeudi sur France 2, mais une émission organisée comme sous l'URSS de la grande époque.
Aussi pour préparer cette émission il a fait nommer son ami Michel Field pour faire le ménage et terroriser l'ensemble des journalistes de France 2 et France 3 pour que jeudi ils soient aux ordres du "Comandante" Hollande. Michel Field, tout comme François Hollande, n'aime pas les femmes (sauf les actrices qu'ils tapent tous les weekend à l'Elysée et qui en font des selfies ensuite). Aussi Michel Field s'en prend directement à Elise Lucet, Françoise Joly et Guilaine Chenu notamment. Des femmes oui mais pas des femmes qui pensent non. Des femmes soumises et conditionnées bien tenues par leurs époux aux ordres du Maître Hollande comme Najat Vallaud-Belkacem ou Myriam El Khomri.
Mais terroriser des journalistes et se débarrasser des femmes de conviction et de caractère ne suffit pas pour assurer au Président normal une émission de propagande totale. Aussi la sélection des prétendus français sensés interrogés le Président est impitoyable et bien évidemment il est hors de question de laisser l'Empereur se faire interroger par une femme syndicaliste, surtout syndicaliste chez FO. Un "mou du slip" de la CFDT qui attend son reclassement à un poste ministériel oui. Une syndicaliste libre et militante non.
Donc tous ceux qui veulent assister à une œuvre de propagande ridicule pour tenter de s'accrocher à son pouvoir peuvent regarder les "Dialogues citoyens" ce jeudi soir.
Les commentaires :
N° 1736 : "Mais comment cela se dit "Je me moque de vous" en langage Hollande-Valls ?"
Par gabdel le 11/04/2016
Pour ceux qui n'ont pas encore compris l'art subtil du langage politique, l'annonce, des prétendues mesures de Manuel Valls en faveur des jeunes nous donne la possibilité d'expliquer le dit langage.
Ainsi Manuel Valls vient d'annoncer et l'augmentation du salaire des apprentis et une surtaxe sur les CDD de courtes durées. Donc en apparence des contreparties à la possibilité d'augmenter le temps de travail et la facilitation des licenciements prévus dans la loi El Khomri. Sauf qu'il y a une nuance, et elle est de taille.
En effet, alors que la possibilité d'augmenter le temps de travail dans chaque entreprise et la facilitation des licenciements ne supposent en rien un accord national des partenaires sociaux pour s'appliquer, l'augmentation des salaires des apprentis et la surtaxe des CDD en dépendra. Il faudra en effet que les partenaires sociaux se mettent d'accord, au niveau national, tant sur le montant des salaries des apprentis que sur la surtaxe des CDD pour que ces mesures entrent en application.
Ce qui n'est pas demain la veille.
Et on voit bien qu'en ne soumettant pas aux partenaires sociaux l'adoption de mesures favorables aux entreprises et en conditionnant, à l'inverse, toute mesure en faveur des salariés à un accord des partenaires sociaux au niveau national le couple Hollande -Valls se moque ouvertement des jeunes et des salariés.
C'est réellement pitoyable la façon dont le couple Hollande Valls traite la jeunesse. Espérons qu'elle ne sera pas dupe.
Les commentaires :
N° 1735 : "Pourquoi les politiques veulent la peau de #nuitdebout ?"
Par gabdel le 11/04/2016
Les socialistes et le parti des Républicains dénoncent le mouvement #nuitdebout qui se déroule à Paris et , désormais, dans de nombreuses villes de France, depuis plusieurs semaines. Ils profitent des dégâts occasionnés par quelques casseurs (encouragés en sous main par la classe politique) pour réclamer la cessation de ce mouvement.
Mais alors se pose la question : qu'est ce qui peut bien gêner les politiques dans ce mouvement ?
Ce qui les gène c'est justement qu'un mouvement de citoyens non contrôlés par des politiques professionnels puissent voir le jour. C'est l'antithèse du mouvement lancé par Emmanuel Macron qui ne cherche qu'a recruter un maximum de décérébrés pour leur imposer ses choix pour 2017.
Ce qui gène ce sont des citoyens libres qui débattent librement en dehors des meetings des partis traditionnels ou un acteur professionnel leur explique ce qu'ils doivent penser et dire. Vous vous rendez compte une politique décidée par le peuple et non par l'élite des technocrates et élus ? Qu'elle horreur.
Ce qui les gène c'est que soit mis à mal le monopole des partis politiques sur le pouvoir au moment des échéances électorales. Tout doit passer par eux et remplir leurs caisses pour qu'ils mènent des campagnes coûtant des millions d'euros et qui ne font que proférer des mensonges pour se faire élire.
Ce qui les gène c'est que ce mouvement gagne du terrain preuve que de plus en plus de français pensent par eux mêmes et commencent à agir en conséquence. Et pas des sans dents mais des jeunes, des étudiants, des militants, des intellectuels.
Ce qui les gène c'est que ce mouvement #nuitdebout est une concrétisation du "ni Hollande ni Sarkozy" que l'immense majorité des français souhaite absolument, usés par des années d'incompétences, de détournement d'argent public et de mensonges.
Ce qui les gène c'est le reflet de leur incompétence et de leur médiocrité qu'ils voient au travers de ce mouvement et cela, pour un acteur - menteur professionnel c'est intolérable.
Les commentaires :
N° 1734 : "Mode d'emploi pour licencier un "sale pédé" :"
Par gabdel le 10/04/2016
L'actualité a été marquée, entre autre chose, cette semaine, par une décision du Conseil des Prud'hommes de Paris qui n'a pas reconnu le caractère discriminatoire d'une rupture de période d'essai d'un salarié pourtant qualifié de "sale PD" dans un sms écrit par l'employeur et reçu par erreur par le dit salarié.
Soucieux d'aider le gouvernement dans le cadre de son action en faveur des entreprises pour qu'elles n'aient plus peur des prud'hommes nous donnerons ici le mode d'emploi pour qu'un employeur puisse, en toute légalité, licencier un "sale pédé".
Donc un coiffeur, ou n'importe qu'elle entreprise de moins de 11 salariés, souhaite se séparer d'un salarié parce que c'est un "sale pédé", "un sale juif" ou "sale arabe" ou "une poule pondeuse" ou "un fainéant" etc. Et bien a aucun moment il n'a pas besoin de l'écrire ou de faire des mails ou des sms non.
Non une fois l'adoption de la loi El Khomri effective il 'arrange simplement pour décaler quelques rendez vous voir prendre huit jours de congés pour avoir ainsi un chiffre d'affaire en baisse sur un trimestre par rapport à l'année dernière.
Une fois que c'est fait, il convoque le dit salarié à un entretien en vue d'un licenciement économique.
Au cours de l'entretien il lui annonce la baisse du chiffre d'affaire. Lui explique que lui même a pu constater qu'il y avait moins de travail et de clients ces derniers temps et qu'il n'a, malheureusement, pas d'autre choix que de se séparer de lui pour sauver le salon. Il peut même ajouter, pour les plus sadiques, le fait qu'il regrette car il est un bon employé, qu'il est doué pour ce métier et qu'il est prêt à l'aider pour qu'il trouve un poste ailleurs.
Une fois le délai légal de réflexion passé il lui notifie en lettre recommandée avec accusé de réception son licenciement pour motif économique basée sur une baisse du chiffre d'affaire trimestriel par rapport à l'année précédente et le tour est joué.
Voilà chers amis employeurs. Ne soyez pas impatient. Madame El Khomri travaille, avec les courageux députés socialistes, pour vous donner les moyens juridiques de vous séparer de tous les "sales pédés" ou "juifs" ou "arabes" ou "fainéants" ou "sales gueules' qui vous embêtent. Mariage pour tous d'accord mais travail pour personne surtout.
Les commentaires :
N° 1733 : "Loi El Khomri et l'emploi : l'exemple des chantiers de Saint Nazaire :"
Par gabdel le 08/04/2016
Pour tenter de comprendre l'impact des dispositions de la loi El Khomri l'idéal est de prendre un exemple concret. Avec la commande signée pour la construction de paquebots aux chantiers de Saint-Nazaire l'actualité nous donne un merveilleux exemple des effets à venir de cette loi sur l'emploi.
Les faits sont simples. L’armateur MSC va faire construire une nouvelle génération de paquebots par STX France société qui gère les chantiers navals de Saint-Nazaire. Les quatre bateaux à livrer représentent un investissement de 4 milliards d’euros et 17 millions d’heures de travail à Saint-Nazaire. La première livraison est prévue pour 2022. Contrats signés cette semaine et annoncée triomphalement par l'Elysée.
Il apparaît donc évident pour tout le monde que la société STX est une société florissante qui va pouvoir recruter pour honorer ses commandes. Il ne viendra à l'esprit de personnes de soutenir que la société STX est en difficulté économique. Et c'est le cas aujourd'hui avec notre droit actuel.
Mais cela change avec la loi EL Khomri.
Oui avec la loi El Khomri la société STX est une société qui, dans un an sera légalement en difficulté économique et susceptible de procéder à des licenciements pour motif économique sans que personne ne puisse s'y opposer.
C'est la conséquence de l'article 30 du projet de loi qui dispose qu'une société de plus de 300 salariés qui aura connu une baisse de commandes d'une année sur l'autre pendant au moins 4 trimestres pourra licencier librement pour motif économique. C'est donc bien le cas de la société STX qui est certaine de ne plus signer un tel contrat l'année prochaine. Des commandes aussi fortes sont relativement rares et supposent des mois voir des années de négociation.
Donc avec la loi El Khomri ce qui devait être une nouvelle favorable à l'emploi en France se transforme en catastrophe sociale majeur.
Catastrophe sociale majeur car à ceux qui vont venir prétendre que la société STX ayant des commandes à honorer et des délais à tenir elle ne va certainement pas licencier mais au contraire recruter il faut là aussi leur opposer la réalité des faits qui montre que c'est l'inverse qui va se produire et ce pour 3 raisons :
Pour tenir et les coûts de production et les délais de fabrication tout en pensant à se perfectionner pour trouver de futurs clients la société STX va devoir et pouvoir investir dans la numérisation et la robotisation. Numérisation et robotisation qui rendront inutiles bon nombre de postes de travail actuellement tenus par des salariés. Aussi, l'importance de la commande implique, du fait de l'application de la loi El Khomri, une suppression massive de postes proportionnelle à l'investissement technologique réalisée.
Pour tenir les coûts de production et améliorer se compétitivité face à la concurrence, la société STX va rechercher une main d’œuvre bon marché tout en étant qualifiée. Pour ce faire elle a l'opportunité de recourir au détachement qui permet de recruter massivement des salariés en provenance des pays de l'Union Européenne au détriment de la main d’œuvre résident en France. La direction de STX a d'ailleurs déjà fait comprendre qu'elle allez ainsi recourir au détachement en évoquant les difficultés à recruter dans le bassin d'emploi local.
Toujours pour tenir les coûts et délais et améliorer sa compétitivité la société va renouveler ses salariés en remplaçant les quadragénaires par des jeunes au salaire minima et exonéré de charges. Licenciés les quadragénaires et plus pour recruter des smicards et apprentis devient une obligation pour assurer la compétitivité donc la pérennité de l'entreprise.
Elle ne peut pas faire autrement. Et donc ce qui devait être une manne pour l'emploi et source de croissance va se transformer en surcharge sociale et appauvrissement par l'arrivée à Pôle Emploi d'une population de salariés très difficiles à recaser du fait de leur âge et de leur faible niveau d'étude. Donc une augmentation à venir du chômage et notamment du chômage de longue durée
Tout ce qui est mentionné ci dessus pour la société STX est valable pour les sous traitants qu'elle va solliciter. Et donc on ne peut que constater qu'avec l'article 30 de la loi El Khomri en cas de commandes exceptionnelles licencier pour motif économique devient non seulement possible mais relève de la nécessité de gestion pour l'entreprise. L'entreprise qui contracte une commande exceptionnelle est obligée de licencier pour honorer sa commande et améliorer sa compétitivité.
Voilà un exemple concret de la catastrophe que constitue la loi El Khomri, ou, plus précisément, un seul article de la loi El Khomri, pour l'emploi et les français. Quand on pense que cette loi comporte plusieurs centaines d'articles on comprend mieux, pourquoi, de plus en plus de personnes vont sur les places des villes passer la nuit debout incapable de dormir face à l'absurdité législative de la majorité Hollande – Valls et la catastrophe qu'elle prépare pour l'ensemble des français.
Les commentaires :
N° 1732 : "Licenciements facilités : les députés donnent le mode d'emploi :"
Par gabdel le 07/04/2016
Les députés socialistes viennent d'adopter le critère permettant aux entreprises d'organiser leur insolvabilité pour procéder à tous les licenciements économiques qu'ils souhaitent. Ainsi pour licencier soi disant pour motif économique il suffit que l'entreprise connaisse une baisse significative des commandes ou du chiffre d'affaires en comparaison avec la même période de l'année précédente. Il faudra que cette baisse soit au moins égale à un trimestre pour une entreprise de moins de 11 salariés, deux trimestres consécutifs pour une entreprise de 11 à moins de 50 salariés, trois trimestres consécutifs pour une entreprise de 50 à moins de 300 salariés, et quatre trimestres consécutifs pour uneentreprise de 300 salariés et plus.
Donc concrètement une entreprise de moins de 11 salariés qui veut licencier ses salariés n'a qu'a décaler une commande d'un trimestre pour pouvoir avoir, l'année suivante, un trimestre de baisse de commandes pour virer tout le monde. En regroupant l'ensemble de ses commandes comptablement sur un seul trimestre une entreprise de moins de 11 salariés n'aura donc aucun problème pour avoir un mois de baisse de commande sans que cela ne nuise à l'entreprise. idem pour l'entreprise de moins de 300 salariés qui comptablement regroupera ses commandes sur trois trimestres dans le but d'avoir, l'année suivante, trois trimestres de baisses de commandes et, au miracle, un retour des commandes au 4ème trimestre qui, habituellement, est calme.
Pour les grandes entreprises de 300 salariés et plus il leur suffira de transférer quelques commandes a des sous traitants pour avoir, comptablement, la baisse de commandes voulue pendant quatre trimestres pour les récupérer l'année suivante.
Donc au moins c'est clair. Demain une entreprise pourra licencier qui elle veut et quand elle veut juste pas des écritures comptables, pas même besoin de passer par un compte au Panama.