La perspective d'un recours au 49-3 ou aux ordonnances pour donner un budget au pays est un fait majeur dans la mesure où elle marque une rupture majeure dans le cadre du contrat social passé entre l'Etat et les français.
Cette rupture est le discrédit total qui va être donné à la parole publique, discrédit d'autant plus important dans une société surmédiatisé où les annonces prennent le pas sur les actes.
Lecornu et l'ensemble de son gouvernement ont clamés, tant de façon solennelle à l'Assemblée que dans les médias, que jamais ils ne recoureraient au 49-3 ou aux ordonnances pour faire adopter le budget. Pour le Premier Ministre c'est même acté dans sa déclaration de politique générale. Un tel renoncement constitue donc un parjure d'Etat. Parjure pour lequel Jérôme Cahuzac, alias "les yeux dans les yeux" a été condamné tant politiquement que pénalement. Lecornu risque donc lui aussi la correctionnelle pour ce parjure public.
Mais même si le risque de poursuites est faible de par la complicité de des faux opposants socialistes et Républicains il est très clair que cela constituera un discrédit total de la parole publique. Plus aucune annonce ou engagement donné publiquement par un membre du gouvernement n'aura de valeur. Démonaitisée la parole publique et les promesses ne permettront plus d'apaiser les crises, tensions et mouvements sociaux. Ce qui va être un handicap dans une société surmédiatisée où tout se joue par les annonces bien avant les faits et les actes.
De même l'autorité morale de l'Etat sera à tout jamais détruite. Un gouvernement qui ment et se renie publiquement n'est plus à même de faire la morale aux médecins ou aux assurés qjui abuseraient des remboursements et prestations. Idem pour les élus locaux piochant allégrement dans les caisses de leur collectivité sans parler des commerçants et artisans flous dans leur TVA etc.... Même les élus ou partis, telle Mme Le Pen qui aurait utiliser l'argent européen pour son parti n'aurait plus de leçon de morale à recevoir d'un membre de l'Etat.
A partir du moment où mentir et tricher devient une norme publique les français ont tout à fait le droit de l'utiliser.
Mais ce discrédit ne va pas seulement affecter les membres du gouvernement il va surtout affecter les socialistes de la gauche caviar qui ont fait du non recours au 49-3 ou aux ordonnances l'une des bases de son projet politique. Tant pendant la campagne des législatives que par la suite les socialistes et écologistes ont clamés haut et fort qu'il fallait supprimer le 49-3. Que l'on devait même les nommer à Matignon car ils étaient sur d'obtenir des compromis avec l'abandon préalable du 49-3 et des ordonnances. Ils en ont même fait la condition essentielle, première, de leur non censure du gouvernement Lecornu et l'ont aussi clamés publiquement et solennelement partout. Dès lors renoncer à censurer sur un 49-3 ou une ordonnance sera, pour les socialistes de la gauche cavier, un reniement total qui discréditera tout leur programme pour les élections à venir.
Pour éviter un parjure public et un discrédit total et dfinitif tant de la parole que de la morale publique Lecornu et don gouvernement doivent démissioner. Seul un ou une Premier Ministre qui n'aurait pas pris l'enagement solennel de nee pas recourir au 49-3 ou aux ordonnances peut se permettre de le faire et ce très rapidement. Quant aux socialistes de la gauche caviar c'est le fondement même de leur programme politique qui est en jeu. En renonçant à censurer ils dicréditent totalement leur projet politique et n'ont plus rien pour se présenter pour les échéances à venir. A eux de décider s'ils se renient et renie leur propre programme et engagements.
Bien entendu compte tenu de l'engagement solennel prononcé par Lecornu à l'Assemblée et au Sénat et validé par les oppositions de ne pas recourir au 49-3 pu aux ordonnances c'est le Parlement dans son ensemble qui est dicrédité et l'ensemble des lois qu'il sera amené à vôter.
Si le budget est adopté par 49-3 ou ordonnances alors oui le tous menteurs, tous pourris devient réalité et touchera l'ensemble de la classe politique à l'exception de ceux qui oseront censurer cette infamie gouvernementale.